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Affaire Altrad: un témoin écrit au parquet au sujet de propos de Laporte

Le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, en conférence de presse à Le Bouscat, le 28 septembre 2020
Le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, en conférence de presse à Le Bouscat, le 28 septembre 2020 MEHDI FEDOUACH AFP/Archives
3 mn
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Paris (AFP)

Philippe Peyramaure, entendu comme témoin dans le cadre de l'affaire Altrad, a écrit au Parquet national financier pour lui signaler des propos tenus par Bernard Laporte après sa garde à vue, qu'il considère comme des menaces, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Peyramaure, avocat honoraire de 78 ans, est un ancien membre de la commission d'appel de la Fédération française de rugby (FFR) dont il avait démissionné après la révélation de l'affaire en août 2017 par le JDD.

Contacté par l'AFP, Peyramaure n'a souhaité faire aucun commentaire, sans toutefois démentir cette information de lequipe.fr. Les propos visés concernent ceux tenus par le président de la FFR, candidat à sa propre succession le 3 octobre, dans un entretien au journal Midi Libre le 25 septembre.

"Ce qui est sûr, c'est qu'après le 3 octobre, ceux qui y sont pour beaucoup (dans cette affaire) auront des comptes à rendre. C'est la seule chose que j'ai à dire", avait affirmé le patron de la FFR. Relancé sur le sujet, Laporte avait ajouté: "Ce ne sont pas des menaces, mais ceux qui sont à l'origine de tout cela auront des comptes à rendre le moment venu. Point".

Laporte avait été placé en garde à vue le 22 septembre, soupçonné d'avoir usé de son influence pour faire diminuer des sanctions contre le club de Montpellier, fin juin 2017. Quatre autres personnes avaient été placées en garde à vue dont le président du club Mohed Altrad.

- Version différente -

Ancien sélectionneur des Bleus (2000-2007), puis secrétaire d'Etat chargé des Sports de Nicolas Sarkozy (2007-2009), Laporte s'est toujours défendu de toute intervention en faveur de Montpellier, même s'il a reconnu avoir téléphoné au président de la commission d'appel de la FFR, Jean-Daniel Simonet.

Des inspecteurs généraux du ministère des Sports ont établi dans un rapport transmis à la justice que les décisions de la commission ont été "modifiées", entre les 29 et 30 juin 2017, un calendrier qui correspond à ce coup de fil.

Simonet, lui, a assuré à ces inspecteurs que sa commission n'en était qu'au stade d'une "hypothèse" de décision le 29, d'après lui trop sévère. Une version différente de celle présentée par Peyramaure lors d'un procès en diffamation perdu par le patron de la FFR contre L'Equipe, le 9 mai 2019.

D'après lui, Simonet l'avait appelé au matin du 30 juin pour lui raconter le coup de fil d'un Bernard Laporte "pas content", qui lui "avait dit, de manière plutôt brutale, qu'Altrad était un sponsor important de l'équipe de France (premier sponsor maillot), un soutien important pour la candidature" victorieuse de la France à l'organisation du Mondial-2023 "et qu'il fallait supprimer ces sanctions".

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