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Haut-Karabakh : deux journalistes du Monde blessés, l'envoyé spécial de France 24 témoigne

Un soldat arménien lance un tir d'artillerie lors d'un affrontement contre l'Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, le 29 septembre 2020.
Un soldat arménien lance un tir d'artillerie lors d'un affrontement contre l'Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, le 29 septembre 2020. © Ministère de la Défense arménienne, via Reuters
6 mn

Deux envoyés spéciaux du journal Le Monde ont été blessés lors d'un bombardement sur la ville de Martouni, dans le territoire azerbaïdjanais séparatiste soutenu par l'Arménie du Haut-Karabakh. Ils vont être rapatriés. Le journaliste de France 24 et RFI se trouvait avec eux. Indemne, il témoigne. 

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Un journaliste et un photographe qui couvraient pour Le Monde le conflit au Haut-Karabakh ont été blessés jeudi 1er octobre à Martouni, ville qui se trouve à une heure environ au sud de Stepanakert, la "capitale" régionale du Haut-Karabakh, et à cinq kilomètres de la ligne de front.

Sur Twitter, le ministère arménien des Affaires étrangères a précisé que "deux reporters français du Monde ont été blessés à Martouni dans la région de Artsakh [autre nom du Haut-Karabakh, NDLR] par un bombardement azéri. Ils sont transportés à l'hôpital". 

Selon les autorités arméniennes, deux journalistes arméniens ont également été blessés par les bombardements imputés aux forces azerbaïdjanaises. Selon notre envoyé spécial sur place au moment de l'attaque, un policier arménien aurait été tué. 

Le feu vert des autorités arméniennes 

Plusieurs journalistes, dont Régis Genté, l'envoyé spécial de France 24 et RFI qui n'a pas été blessé, accompagnaient les autorités locales dans la ville de Martouni, pour interviewer la population et constater les dégâts causés par les bombardements des derniers jours, quand la ville a de nouveau été bombardée. 

"Les officiels arméniens sont très prudents et ne nous laissaient pas aller sur la ligne de front. Donc quand, ils nous ont laissés partir, c'était pour nous le signe qu'il n'y avait aucun danger", raconte Régis Genté sur RFI.  "Mais en arrivant sur place, les responsables de la mairie nous ont dit que la nuit n'avait pas été si calme", poursuit-il. 

"L'attaque a duré environ une minute"

Les journalistes ont alors commencé à visiter les maisons endommagées et se sont dispersés quand l'attaque a commencé.  

"C'est lorsque nous étions en train de voir les dégâts d'une maison que nous avons entendu une roquette – un grad, une fusée dans l'air – l'attaque a duré environ une minute. Environ 5 à 10 obus sont tombés dans le quartier où nous nous trouvions. J'ai réalisé après que des obus étaient aussi tombés dans d'autres endroits de la ville", relate Régis Genté. 

Les journalistes du Monde se trouvaient alors à une centaine de mètres de lui. "Les deux ont été touchés assez grièvement", a constaté notre envoyé spécial. L'un à la jambe, l'autre à la jambe et au bras. Ils sont actuellement soignés sur place en attendant leur rapatriement. 

La France prépare le rapatriement 

Le président français Emmanuel Macron a annoncé à son arrivée jeudi à Bruxelles pour un Conseil européen, que la France préparait un avion pour rapatrier les deux journalistes.

"Le centre de crise du Quai d'Orsay est mobilisé, ainsi que l'ensemble de nos capacités pour pouvoir, le plus rapidement possible, organiser le rapatriement", a-t-il déclaré. 

"Nous sommes en train de tout faire pour stabiliser les blessés sur place avant de permettre leur évacuation", a-t-il ajouté, assurant que la France restait "mobilisée". 

Journalistes blessés au Haut-Karabakh : "Le centre de crise du quai d'Orsay est mobilisé les rapatrier"
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