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La France s'inquiète du déploiement de "combattants syriens" au Haut-Karabakh

Affrontements entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises dans le Haut-Karabakh, photo publiée par le ministre arménien de la Défense le 27 septembre 2020.
Affrontements entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises dans le Haut-Karabakh, photo publiée par le ministre arménien de la Défense le 27 septembre 2020. © AFP
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Selon Emmanuel Macron, des jihadistes syriens transitent actuellement vers le Haut-Karabakh, théâtre de combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais. "Un fait très grave, nouveau, qui change aussi la donne", s'est inquiété, jeudi, le président français.

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Des jihadistes syriens déployés dans la zone de conflit qui oppose l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Le président français Emmanuel Macron a indiqué, jeudi 1er octobre, disposer d'informations "de manière certaine" sur le déploiement de "combattants syriens de groupes jihadistes" au Haut-Karabakh.

"Nous disposons d'informations aujourd'hui, de manière certaine, qui indiquent que des combattants syriens ont quitté le théâtre d'opérations, des combattants de groupes jihadistes, en transitant par Gaziantep [dans le sud de la Turquie, NDLR] pour rejoindre ce théâtre d'opérations du Haut-Karabakh", a déclaré le chef d'État français à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles, utilisant le nom retenu par la France pour désigner ce territoire, aussi appelé Nagorny Karabakh.

"C'est un fait très grave, nouveau, qui change aussi la donne", a ajouté Emmanuel Macron, dont le pays fait partie avec la Russie et les États-Unis du "groupe de Minsk" chargé d'une médiation dans ce conflit.

Moscou avait indiqué mercredi que des combattants de Syrie et de Libye avaient été déployés dans la zone de conflit dans cette région azerbaïdjanaise séparatiste, soutenue par l'Arménie, en proie à des combats meurtriers depuis plusieurs jours.

"Nous sommes convenus, avec le président (américain Donald) Trump et le président (russe Vladimir) Poutine, de pouvoir échanger toutes les informations que nous avons sur cette situation et pouvoir en tirer toutes les conséquences", a ajouté Emmanuel Macron.

Les trois dirigeants ont appelé jeudi dans un communiqué commun à "la cessation immédiate des hostilités" au Haut-Karabakh et appelé "les dirigeants de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan à s'engager sans délai à reprendre les négociations de fond".

"Je vais être très clair, dimanche, les frappes qui sont parties d'Azerbaïdjan, à nos connaissances, n'avaient pas de justifications", a encore déclaré Emmanuel Macron.

Le Groupe de Minsk, formé il y a 18 ans au sein de l'OSCE pour être le médiateur dans ce conflit, n'a jamais réussi à mettre fin aux affrontements le long de la ligne de front.

Le Haut-Karabakh, en majorité peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la fin de l'URSS, entraînant une guerre au début des années 1990 qui a fait 30 000 morts. 

Avec AFP

 

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