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Russie : l'opposant Alexeï Navalny accuse Poutine d'être "derrière" son empoisonnement

Une affiche représentant Alexeï Navalny sur laquelle est écrit "empoisonné" en allemand est posée, le 23 septembre 2020, en face de l'ambassade russe à Berlin.
Une affiche représentant Alexeï Navalny sur laquelle est écrit "empoisonné" en allemand est posée, le 23 septembre 2020, en face de l'ambassade russe à Berlin. © Odd Andersen, AFP
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Alexeï Navalny impute au président russe, Vladimir Poutine, la tentative d'empoisonnement dont il dit avoir été victime, dans un entretien accordé au magazine allemand Der Spiegel. Moscou dénonce une accusation "sans fondement et inacceptable".

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L'opposant russe Alexeï Navalny a accusé le président Vladimir Poutine d'être "derrière" son empoisonnement, dans sa première interview publiée depuis qu'il est sorti de l'hôpital allemand où il a été soigné.

"J'affirme que Poutine est derrière cet acte, je ne vois pas d'autres explications", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui a publié, jeudi 1er octobre, des extraits de l'entretien sur son site Internet.

"Mon devoir est à présent de rester comme je suis : quelqu'un qui n'a pas peur. Et je n'ai pas peur !", affirme aussi le principal opposant au Kremlin. "Je ne ferai pas le cadeau à Poutine de ne pas rentrer en Russie", a-t-il ajouté.

De son côté, Moscou dément. "Nous considérons que de telles allégations contre le président russe sont sans fondement et inacceptables", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réaction aux affirmations d'Alexeï Navalny.

"Les agences de renseignements occidentales travaillent avec lui, je peux même dire spécifiquement que des instructeurs de la CIA travaillent en ce moment avec lui", a ajouté le porte-parole de la présidence russe, sans donner plus de détails.

Navalny "libre" de rentrer en Russie selon Moscou

Infatigable militant de la lutte contre la corruption et critique féroce du Kremlin, Alexeï Navalny, 44 ans, est tombé gravement malade le 20 août à bord d'un avion en Sibérie, alors qu'il était en campagne électorale pour les élections régionales.

Trois laboratoires européens ont conclu à son empoisonnement au moyen d'un agent neurotoxique de type Novitchok, conçu à des fins militaires à l'époque soviétique, et les capitales occidentales ont dès lors appelé la Russie à s'expliquer et à enquêter. Moscou rejette toutes les accusations.

Alexeï Navalny est sorti il y a une semaine de l'hôpital berlinois de la Charité, où il a été soigné pendant un mois. Il poursuit désormais sa convalescence en Allemagne qui, selon sa porte-parole, prendra "beaucoup de temps".

Le Kremlin a affirmé qu'Alexeï Navalny était "libre" de rentrer en Russie. Mais, en parallèle, des huissiers russes ont gelé des comptes et la part détenue par celui-ci de son appartement à Moscou lorsqu'il était dans le coma après son empoisonnement présumé fin août.Selon la porte-parole de l'opposant, ces nouvelles décisions de justice sont liées à un contentieux opposant un homme d'affaires sulfureux, réputé proche du Kremlin, Evgueni Prigojine, à Alexeï Navalny et l'une de ses alliées, Lioubov Sobol.

Avec AFP

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