Cyclisme: Alaphilippe a "digéré les émotions et l'effort" de son "Graal" avant Liège

Liège (Belgique) (AFP) –

Publicité

Julian Alaphilippe, qui a atteint son "Graal" avec le sacre mondial, a pris le temps de "digérer les émotions et l'effort" d'Imola avant d'étrenner son maillot arc-en-ciel dimanche dans Liège-Bastogne-Liège, la Doyenne des classiques.

"Elle fait tout simplement partie des courses que je rêve de remporter et je vais essayer dimanche", affiche en visioconférence vendredi le nouveau champion du monde, pas encore rassasié.

Q: Avez-vous déjà enfilé le maillot irisé que vous allez porter en course ?

R: "Ca a été un grand moment quand j'ai ouvert le carton du paquetage. Tu réalises encore un peu plus que c'est la tenue que tu vas porter pour la fin de saison et toute l'année prochaine. En plus je la trouve très belle, ils ont vraiment bien travaillé. C'est très sobre, très classe. C'est un équipement qui m'a toujours fait rêver mais le voir en vrai, me dire que c'est le mien, c'est vraiment spécial. Et ce matin (vendredi), j'ai eu le temps d'en profiter sur la reconnaissance du final de Liège avec mes coéquipiers en plus. C'était un très beau moment."

Q: Le maillot fera-t-il rouler plus vite dimanche ?

R: "Ce qui est sûr, c'est que ce sera une motivation supplémentaire. Je vais donner le maximum encore dimanche. Je suis très content d'honorer le maillot pour ma première sortie sur une course comme Liège. Avec ce maillot sur les épaules, je serai certainement attendu, peut-être plus que d'habitude. Par contre pour moi, ça ne change rien. Je me sens plutôt relax. Malgré les sollicitations, j'ai voulu prendre le temps de bien digérer les émotions et l'effort, de récupérer aussi pour être dans une bonne condition dimanche."

Q: A quel niveau se situe Liège dans vos objectifs ?

R: "Elle fait tout simplement partie des courses que je rêve de remporter. Le Championnat du monde, c'était le Graal pour moi. Liège, c'est différent mais ça reste une course qui fait partie de mes objectifs. Quand on a terminé sur le podium de cette course, on rêve de la gagner et je vais essayer dimanche. J'ai une nouvelle chance et on verra ce que ça donne."

Q: La nouvelle arrivée à Liège avantage-t-elle les finisseurs ?

R: "Ca reste une course difficile. Dans le final, la différence ne se fera pas sur le plat ou dans une descente technique. Il y aura de quoi faire avec l'enchaînement des ascensions qu'on connaît tous. La Roche-aux-Faucons (la dernière montée, 1.300 m à 11%) reste très difficile et ce sera une nouvelle fois le juge de paix, je pense. Mais quelqu'un qui a encore la puissance pour faire un bon sprint peut s'en sortir s'il passe la Roche-aux-Faucons avec peu de retard."

Q: Qu'est-ce qui vous a manqué les années précédentes (2e en 2015, 4e en 2018) ?

R: "Difficile à dire. Ce n'est pas un manque d'expérience car dès ma première participation, en terminant deuxième, j'ai vite compris que c'était une course que j'étais capable de gagner. Mais de là à le faire, c'est différent: ça ne sourit pas à chaque fois. Je pense que l'accumulation de toutes mes participations, plus la motivation supplémentaire au fil des années, feront qu'un jour, j'espère, j'arriverai à gagner cette course."

Propos recueillis en visioconférence de presse