Maintenue envers et contre tout, une Nuit blanche avec masques et distanciation physique

Paris (AFP) –

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La Nuit blanche, qui célèbre chaque automne l'art contemporain à travers les rues de Paris, a été maintenue envers et contre tout et se déroule dans la nuit de samedi à dimanche avec des jauges, des masques et le plus possible en extérieur.

Bien loin du million et demi de Parisiens et Franciliens qui avaient déambulé joyeusement dans la nuit lors de la précédente édition, les jauges limitées à mille personnes devraient conférer à la fête une toute autre atmosphère, plus sobre, sans foule.

Dans certains lieux, une pré-réservation est même recommandée. Les "déambulations" en extérieur se feront par "groupe de dix maximum", selon la mairie, qui précise qu'elle mettra des moyens humais pour éviter tout attroupement.

Carine Rolland, nouvelle adjointe à la Culture de la Ville de Paris, souligne que cette Nuit blanche est "exceptionnelle", "tout d'abord parce qu'elle se tiendra".

Épidémie oblige, le masque sera obligatoire et les mesures de distanciation physique devront être respectées partout.

"Les règles sanitaires ne doivent pas nous empêcher d'avoir le plaisir des yeux, des oreilles, du toucher", a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, en présentant cette manifestation-phare. "Peut-être que l'on va découvrir d'autres sens" avec les masques et gestes barrières.

Les directeurs et directrices de quatre musées --Petit Palais, Musée Zadkine, Musée Bourdelle et Musée d’Art moderne-- ont sollicité une vingtaine d'artistes et privilégié les extérieurs pour proposer une "flânerie" ponctuée de sculptures, d’installations ou de performances.

Le tout petit musée Zadkine ou l’allée extérieure de la Villa Vassilieff (qui accueille l’installation vidéo de l’artiste Jumana Emil Abboud) ne pourront recevoir que quelques dizaines de personnes à la fois.

Deux parcours sont prévus, entre le Musée Bourdelle et la Grande Mosquée de Paris rive gauche, et entre le Petit Palais et le Musée d'art moderne rive droite.

La balade commencera dans les jardins du Petit Palais, où l’artiste Françoise Pétrovitch suspendra une de ses installations au-dessus du bassin central.

Dans le jardin voisin des Champs-Élysées, on pourra voir l’installation interactive de l’artiste qatarienne Ghada Al Khater, qui utilise les nouvelles techniques d’animation pour donner vie à un tapis persan.

Au total, 20 installations sont prévues à l'extérieur des musées et 42 propositions "off" seront faites hors les murs.

Onze lieux dispersés dans le grand Paris --de la Maison populaire à Montreuil aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois-- seront reliés entre eux et à la capitale par un système de navettes.

Cette XIXe édition se tiendra dans une atmosphère bien différente de la précédente, qui avait proposé un défilé de chars entre Concorde et Bastille, deux boucles sportives pour les joggeurs et marcheurs et la fermeture d'une portion du périphérique transformée en vélodrome.