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Covid-19 : Donald Trump hospitalisé "va très bien", la liste des républicains contaminés s'allonge

Le président américain, Donald Trump, arrive à l'hôpital militaire à Bethesda, dans le Maryland, le 2 octobre 2020.
Le président américain, Donald Trump, arrive à l'hôpital militaire à Bethesda, dans le Maryland, le 2 octobre 2020. © Brendan Smialowski, AFP
7 mn

Testé positif au Covid-19, le président américain a été admis vendredi soir dans un hôpital militaire. Il n'aurait plus de fièvre depuis 24 heures, a assuré le médecin de la Maison Blanche, Sean Conley, alors qu'un nombre croissant de républicains ont annoncé avoir également contracté la maladie.

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Une hospitalisation à un mois du scrutin présidentiel. Le président des États-Unis, Donald Trump, a passé sa première nuit à l'hôpital et tweeté qu'il allait bien. Mais on ignorait, samedi 3 octobre, la nature exacte de ses symptômes et l'origine de la contagion. Sa contamination intervient alors qu'un nombre croissant de républicains ont annoncé avoir également contracté le Covid-19.

Le président ne reçoit actuellement pas de supplémentation en oxygène et n'a plus eu de fièvre depuis 24 heures, a affirmé, samedi, le médecin de la Maison Blanche, Sean Conley, en assurant que le dirigeant allait "très bien". "Nous surveillons ses fonctions cardiaque, rénale et du foie, toutes sont normales. Le président ce matin n'est pas sous oxygène, il n'a pas de difficulté à respirer ni à marcher à l'intérieur de l'unité médicale de la Maison Blanche", a ajouté le docteur. 

Donald Trump va "très bien", assure son médecin personnel, Sean Conley
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Dans un mois exactement, le 3 novembre, les Américains voteront pour départager le président sortant de 74 ans et son adversaire démocrate Joe Biden, mais la campagne déjà perturbée par la pandémie a été bouleversée par l'hospitalisation du républicain. Les déplacements du chef d'État ont été annulés, son directeur de campagne a également été contaminé selon Politico, et l'incertitude plane sur les prochains débats télévisés, notamment celui qui est censé opposer leurs colistiers, le vice-président Mike Pence et la sénatrice démocrate Kamala Harris mercredi.

Fièvre, toux, congestion nasale...

La Maison Blanche est liée à de multiples contaminations. La liste des proches de Donald Trump infectés s'allonge : son épouse Melania, sa conseillère Hope Hicks, son directeur de campagne Bill Stepien, trois sénateurs républicains, et l'ancienne conseillère Kellyanne Conway. Sans compter trois journalistes accrédités.

Samedi dernier, des dizaines d'invités se sont pressés dans les jardins et les salons intérieurs de la présidence pour la nomination de la juge Amy Coney Barrett à un siège de la Cour suprême. Les caméras ont filmé quantité de mains serrées et d'embrassades, la plupart des invités omettant le port du masque, pratique manifestement érigée chez les républicains comme une marque de loyauté.

Depuis l'annonce de son test positif dans la nuit de jeudi à vendredi, Donald Trump a tweeté deux fois : un message vidéo de 18 secondes ,vendredi après-midi,  où il annonçait qu'il allait être hospitalisé à l'hôpital militaire de Walter Reed en banlieue de Washington, et un autre, dans la nuit de vendredi à samedi : "Je pense que ça va! Merci à tous. AMOUR!!!"

Selon la Maison Blanche, il souffre de "fatigue" et de symptômes "légers". Cela inclurait, selon plusieurs médias américains, de la fièvre, de la toux et de la congestion nasale. Donald Trump a été vu pour la dernière fois montant dans l'hélicoptère présidentiel et en descendant à Walter Reed. Vêtu d'un costume, il marchait de son pas lent habituel, et portait un masque noir.

Le locataire de la Maison Blanche a reçu vendredi deux traitements, selon des communiqués signés par le médecin présidentiel : d'abord l'injection d'un cocktail expérimental d'anticorps de synthèse, développé par la société Regeneron et qui a donné des résultats préliminaires prometteurs dans des essais cliniques. Donald Trump connaît bien le traitement, que le patron de la biotech lui avait présenté dès février et dans lequel le gouvernement a investi plus de 600 millions de dollars.

Puis il a reçu la première dose de l'antiviral remdesivir, premier médicament autorisé contre les formes graves du Covid-19, et que des médecins pensent efficace aussi contre les formes plus légères. L'hydroxychloroquine, que le président a un temps pris de façon préventive, ne fait plus partie de ses traitements.

>> À lire aussi : Donald Trump positif au Covid-19 : quel impact sur la campagne présidentielle ?

Comme on ignore quand Donald Trump a été contaminé, on ne sait pas s'il était contagieux lors de son débat de mardi soir dernier contre Joe Biden, à Cleveland. Les deux hommes ont passé 90 minutes sur la même scène : la distance entre eux empêchait vraisemblablement la contamination par les grosses gouttelettes projetées quand on parle ou postillonne, mais pas forcément par les micro-gouttelettes si légères qu'elles restent en suspension dans l'air, et dont la propagation dépend de la ventilation.

Joe Biden, 77 ans, a fait deux tests vendredi, et les deux étaient négatifs, mais il est possible que le virus soit en lui et pas encore détectable. La période d'incubation du Covid-19 est en moyenne de cinq jours, ce qui veut dire que les symptômes pourraient n'apparaître que dimanche chez le démocrate, s'il avait été contaminé mardi.

Malgré les innombrables vœux de prompt rétablissement adressé à Donald Trump, dont Barack Obama et Joe Biden, les démocrates étaient extrêmement critiques sur la négligence de la Maison Blanche, accusée d'avoir tout misé sur les tests au mépris des consignes sanitaires de base.

  Avec AFP

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