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Roland-Garros: Ferro poursuit son ascension, pas Burel

Fiona Ferro heureuse après sa victoire sur la Roumaine Patricia Maria Tig au 3e tour de Roland-Garros, le 3 octobre 2020
Fiona Ferro heureuse après sa victoire sur la Roumaine Patricia Maria Tig au 3e tour de Roland-Garros, le 3 octobre 2020 Anne-Christine POUJOULAT AFP
5 mn
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Paris (AFP)

Fiona Ferro (49e) a continué son ascension en atteignant pour la première fois de sa carrière des huitièmes de finale en Grand Chelem, samedi à Roland-Garros, un palier que la jeune Clara Burel n'a pas réussi à franchir.

Sur le court Central, éclairé dès 16h00 et engoncé dans un froid automnal, Ferro a dû ferrailler pendant près de trois heures (2h48 précisément) pour venir à bout de la Roumaine Patricia Maria Tig (59e) 7-6 (9/7), 4-6, 6-0.

L'attend désormais un face-à-face avec l'Américaine Sofia Kenin, N.6 mondiale et lauréate de l'Open d'Australie début février.

Atteindre "mon premier huitième de finale en Grand Chelem ici, c'est vraiment la meilleure chose qui pouvait m'arriver", a souri la joueuse de 23 ans, qui n'avait jusque-là jamais dépassé le troisième tour en tournoi majeur.

Emmanuel Planque, son entraîneur depuis fin 2019, n'est "pas surpris": "A partir de mi-mai, on a eu une assez longue période pour travailler, elle a joué énormément, avec des garçons uniquement, et son jeu semble avoir franchi un palier", retrace-t-il.

Cette présence pour la première fois en deuxième semaine d'un Grand Chelem vient récompenser une progression discrète mais régulière, du top 100 à l'automne 2018 au top 50 début août. Elle vient aussi embellir encore une reprise post-Covid-19 sans aucune fausse note.

- Invaincue -

Ferro a enchaîné samedi une 18e victoire consécutive, après ses succès dans deux tournois de préparation organisés par la Fédération française de tennis en juillet, à Nice et Cannes, puis son titre WTA à Palerme début août, le deuxième de sa carrière après Lausanne en 2019.

"J'ai le sentiment que quelque chose s'est enclenché, et ça s'est vérifié à Palerme", poursuit Planque, qui met en avant les énormes progrès réalisés par son élève dans l'attitude.

Avant Roland-Garros toutefois, Ferro avait été contrainte à renoncer à la mini-tournée américaine Cincinnati-US Open concentrée à New York et n'avait donc plus joué depuis son sacre sicilien, la faute à un oedème aux côtes.

Ca ne l'a pas empêchée de poursuivre sur son élan.

Contre Tig samedi, rien que le premier set s'est étiré pendant 1h23. Pas découragée par sa perte, la Roumaine a trouvé les ressources pour égaliser.

Mais, à coup d'amorties bien touchées notamment, Ferro ne lui a pas laissé le moindre jeu dans le set décisif.

"C'était un match très difficile sur le plan physique et mental, je devais vraiment travailler sur chaque point", décrit-elle.

Peut-elle rêver plus grand dans cette édition 2020 ? "Pourquoi pas ?", répond Planque. "On va continuer à être ambitieux".

Au contraire de Ferro, Clara Burel, elle, a laissé filer la chance de s'inviter en deuxième semaine dès son premier Roland-Garros, à 19 ans seulement.

- Tsitsipas s'économise -

Trois balles de premier set sur l'engagement de son adversaire, une occasion de servir pour le gain de cette manche, et une pelletée de balles de break non converties au final: la jeune Bretonne, ex-N.1 mondiale juniors et au-delà du 350e rang au classement WTA, s'est procurée de multiples occasions face à Shuai Zhang.

Mais la Chinoise s'en est finalement sortie tant bien que mal en deux sets très accrochés (7-6, 7-5) après plus de deux heures de combat.

Côté verre à moitié vide, Burel regrettait de ne pas avoir "su saisir les opportunités".

Côté verre à moitié plein, elle n'a jamais cessé de se battre dans cette rencontre et se sait désormais "capable de battre des filles du niveau de Grand Chelem, des filles du Top 100 et même du Top 50".

Ce n'est pas rien quand on se sait que son éclosion a été freinée par une opération au poignet gauche au printemps 2019.

Dans le tableau masculin, Stefanos Tsitsipas (N.6) a de nouveau économisé son énergie, lui qui avait vécu un premier tour à rallonge, dans lequel il avait été mené deux sets à zéro. Tout comme Andrey Rublev (N.12), son tombeur en finale à Hambourg dimanche dernier.

Le premier a bénéficié de l'abandon du Slovène Aljaz Bedene (56e) en début de troisième set (6-1, 6-2, 3-1), le second a éjecté le Sud-Africain Kevin Anderson (118e) 6-3, 6-2, 6-3 en à peine plus d'1h30.

Qualifications également de Grigor Dimitrov et Karen Khachanov côté masculin, de Petra Kvitova et Ons Jabeur côté féminin.

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