Décryptage

La Nouvelle-Calédonie reste française, mais "le 'oui' à l'indépendance progresse"

Le référendum en Nouvelle-Calédonie, qui a eu lieu dimanche 4 octobre, a illustré des disparités démographiques au sein de cet archipel français du Pacifique-Sud.
Le référendum en Nouvelle-Calédonie, qui a eu lieu dimanche 4 octobre, a illustré des disparités démographiques au sein de cet archipel français du Pacifique-Sud. © Capture d'écran France 24

La Nouvelle-Calédonie, archipel du Pacifique-Sud, a choisi, dimanche, de rester dans le giron de la France lors du deuxième référendum d'autodétermination de son Histoire. Virginie Hertz, chroniqueuse internationale pour France 24, est revenue sur les résultats de ce vote, qui a massivement mobilisé la population. 

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En Nouvelle-Calédonie, le vote pour le "non" à l'indépendance l'a emporté, dimanche 4 octobre, selon les résultats provisoires complets du deuxième référendum d'autodétermination. Sur le plateau de France 24, Virginie Hertz, chroniqueuse internationale, a résumé les principaux éléments à retenir de ce vote. 

Le "non" à l'indépendance a représenté 53,26 % des voix. Selon Virginie Hertz, ce chiffre montre que la Nouvelle-Calédonie est une "collectivité divisée". "Le Sud et notamment la capitale Nouméa ont massivement voté pour le 'non' à l'indépendance tandis que le Nord a voté plutôt en faveur de l'indépendance", rapporte la journaliste.

Une mobilisation record

Ces résultats révèlent ainsi des disparités démographiques fondées sur le passé colonial de cet archipel de 270 000 habitants.  

Par ailleurs, la consultation a été marquée par un taux de participation record, estimé à près de 86 %, soit une hausse de cinq points par rapport au précédent référendum en 2018. Ce scrutin témoigne aussi de la progression du "oui" à l'indépendance, qui a gagné trois points depuis le dernier scrutin. 

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