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Nouvelle-Calédonie: Lecornu loue le "processus de décolonisation à la française"

Urne dans un bureau de vote à Nouméa, le 4 octobre 2020
Urne dans un bureau de vote à Nouméa, le 4 octobre 2020 Theo Rouby AFP
3 mn
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Paris (AFP)

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a loué lundi le processus de "décolonisation à la française" au lendemain du référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie remporté par les pro-français et marqué par la poussée des indépendantistes.

Après un scrutin qui s'est passé "de manière très très très satisfaisante", le ministre a "salu(é) l'esprit de responsabilité de l'ensemble des forces politiques" et souligné sur France Inter la gravité du moment.

"Ce qui est grave c'est que c'est un processus de paix que nous jouons là, ce qui est grave, c'est un processus original, singulier, peu banal, de décolonisation à la française reconnu par les Nations unies", a-t-il souligné. "Ce processus-là n'est pas un processus banal parce qu'il vient garantir une paix civile et une expression démocratique", a-t-il ajouté.

Alors que certains responsables politiques ont reproché à l'Etat de ne pas avoir été présent aux côtés des partisans du non à l'indépendance, M. Lecornu a souligné que l'accord de Nouméa qui a fixé en 1998 le processus est "un accord à trois entre ceux qui veulent l'indépendance, ceux qui ne la veulent pas, et le 3e, c'est l'État: l'Etat, dans la défense de l'intérêt général, qui est le garant d'une d'impartialité".

"Il ne faut pas confondre l'État et le gouvernement, qui sont deux choses différentes", a-t-il poursuivi: "si le gouvernement peut prendre des initiatives politiques, cela est possible", a-t-il noté, sans préciser, mais "l'État, lui, doit rester impartial".

Un troisième référendum, possible d'ici 2022 selon l'accord de Nouméa, sera-t-il organisé ? "La réponse appartient aux élus calédoniens", a répondu le ministre.

Lors du référendum dimanche, le non à l'indépendance est arrivé en tête avec 53,26% des voix, mais il a perdu plus de trois points par rapport au premier référendum du 4 novembre 2018, où les pro-France l'avaient emporté avec 56,7% des voix.

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