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Accord entre Veolia et Engie: Suez dénonce des "conditions inédites et irrégulières"

Le bras de fer entre les deux fleurons français de l'eau et du traitement de déchets agite la place de Paris depuis fin août
Le bras de fer entre les deux fleurons français de l'eau et du traitement de déchets agite la place de Paris depuis fin août KENZO TRIBOUILLARD, ERIC PIERMONT AFP/Archives
2 mn
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Paris (AFP)

Le groupe Suez a dénoncé mardi des "conditions inédites et irrégulières", au lendemain de l'accord sur le rachat par Veolia de 29,9% de son capital détenu par Engie, une opération qu'il continue de considérer comme "hostile".

Lundi soir, le conseil d'administration d'Engie a décidé d'accepter l'offre de Veolia et de lui vendre ses parts, en dépit du vote contraire de l'Etat, actionnaire à hauteur de 22% d'Engie.

Selon des sources proches du dossier, les deux administrateurs CFDT d'Engie n'ont pas pris part au vote, tandis que l'administrateur CGT aurait voté contre et que l'administrateur CGC aurait voté en faveur de l'opération, contre l'avis de sa fédération.

Mardi matin dans un communiqué, Suez dit "prendre acte de la reprise par Veolia de 29,9% de son capital, d'une manière hostile et dans des conditions inédites et irrégulières", sans donner aucun détail supplémentaire.

L'offre améliorée de Veolia, qui propose à Engie 3,4 milliards d'euros (18 euros par action) pour 29,9% de Suez, expirait lundi à minuit.

Le bras de fer entre les deux fleurons français de l'eau et du traitement de déchets agite la place de Paris depuis que Veolia a annoncé fin août son intention de créer un géant mondial en rachetant l'essentiel de la participation d'Engie dans Suez, avant de lancer une OPA sur le solde des actions.

Lundi, l'intersyndicale CFE-CGC,CFDT,CFTC,CGT,FO du groupe de services à l'environnement Suez avait demandé à l'État de "surseoir à sa décision" et "la tenue d'une commission d'enquête parlementaire", "afin de comprendre ce qui se passe et surtout pour éviter en cette période de crise économique et Covid sans précédent, un massacre social cautionné par le ministre de l’Économie et le gouvernement".

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