Amical: l'Allemagne, naïve, accrochée par la Turquie (3-3)

Cologne (Allemagne) (AFP) –

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L'Allemagne est retombée dans ses travers mercredi en amical contre la Turquie, à Cologne devant 300 spectateurs, en concédant un nul 3-3 dans le temps additionnel après avoir mené trois fois au score, un scénario déjà vécu en septembre à deux reprises en Ligue des Nations.

Les Allemands, qui alignaient une équipe "B", ont marqué par Julian Draxler (45+1), Florian Neuhaus (58e) et Lucas Waldschmidt (81e). Mais ils ont été rejoints à chaque fois, par Ozan Tufan (50e), Efecan Karaca (67e) et par Kenan Karaman dans le temps additionnel (90e+4).

Le sélectionneur Joachim Löw avait pourtant haussé le ton lors de la préparation de ce match.

"Nous devons parler", avait-il lancé, "nous avons trop souvent lâché avoir avoir mené au score, nous ne nous payons pas de notre travail". En septembre, la Mannschaft avait laissé filer deux victoires, contre l'Espagne (1-1) et la Suisse (1-1), après avoir à chaque fois mené 1-0.

Et contre l'opportuniste Turquie, c'est dans le temps additionnel que les Allemands ont concédé le nul, exactement comme contre l'Espagne un mois plus tôt.

Certes les stars de l'équipe, Joshua Kimmich, Serge Gnabry, Leon Goretzka et autres Toni Kroos n'entreront en lice que pour la Ligue des Nations, samedi contre l'Ukraine à Kiev, puis contre la Suisse mardi à Cologne.

Mais le sélectionneur n'avait pas du tout pris ce match amical à la légère, mettant ses joueurs au défi de prouver qu'ils auront leur place dans la liste des 23 du prochain Euro cet été.

- Manque de rigueur -

"Ces matches-là sont faits pour voir quels joueurs peuvent venir renforcer notre équipe type dans un futur proche", avait-il lancé en début de semaine: "C'est une chance: qui se montre, et comment? Dans quel état d'esprit? Comment les consignes sont-elles appliquées?".

Même un joueur payé cet été 80 millions d'euros par Chelsea, le grand espoir Kai Havertz, était prié de faire ses preuves contre la Turquie. Avec les trios Kimmich-Kroos-Goretzka dans l'entre-jeu et Sané-Werner-Gnabry devant, il n'a aucune assurance d'être titulaire à court terme en équipe d'Allemagne, malgré tout son talent.

Cette équipe "réserve" est donc entrée très sérieusement dans le match, avec la volonté de jouer et de combiner: un peu de lenteur, par manque d'automatismes, a cependant empêché longtemps les attaquants d'être véritablement dangereux.

Julian Draxler a pris à bras le corps son rôle de capitaine d'un soir et de meneur de jeu. Le Parisien s'est récompensé d'une bonne première période en ouvrant le score dans le temps additionnel avant la pause, d'un subtil extérieur du pied devant le gardien, après avoir été servi en profondeur par Havertz.

"Un match comme celui-là est bon pour un joueur comme Julian, pour montrer qu'il n'est pas seulement un joueur d'appoint, mais qu'il peut être très important pour l'équipe grâce à ses qualités", avait dit avant le match l'ancien international et aujourd'hui directeur de la Fédération Oliver Bierhoff, superviseur de la Mannschaft.

Mais les Turcs n'ont jamais rien lâché, et ont profité froidement du manque de rigueur des jeunes Allemands en défense.