Dans la presse

Covid-19 : "La crise sanitaire fait basculer un million de Français dans la pauvreté"

En France, le nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire explose
En France, le nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire explose © France 24

A la Une de la presse, ce mercredi 7 octobre, les dommages collatéraux du Covid-19 : le plongeon de millions de personnes dans la pauvreté, notamment en France, et le ralentissement des campagnes de vaccination en Afrique. Le vote, hier, à l’unanimité, par l’Assemblée nationale, du projet de loi sur la restitution de biens culturels par la France au Sénégal et au Bénin.  Et l’attribution du Nobel de physique à trois spécialistes des trous noirs.

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Dans la presse, le vote, hier, à l’unanimité, par l’Assemblée nationale, du projet de loi sur la restitution de biens culturels par la France, au Sénégal et au Bénin.

Ce texte, qui doit maintenant être examiné par le Sénat, répond à la volonté de «refonder les relations culturelles avec l'Afrique», exprimée par Emmanuel Macron et prévoit, d’après L’Humanité, le transfert au Bénin de 26 pièces provenant du pillage du palais d'Abomey en 1892 - des trésors qui se trouvent actuellement au musée du Quai Branly à Paris. Ce projet de loi prévoit également la récupération définitive, par le Sénégal, d’un sabre et de son fourreau, attribués à El Hadj Omar Tall, une grande figure militaire et religieuse ouest-africaine du XIXe siècle – propriétés du Musée de l'Armée, également à Paris, et actuellement exposés à Dakar dans le cadre d'un prêt de longue durée. L’Huma précise que le texte «déroge ponctuellement, mais sans l'abolir, au caractère inaliénable des collections des musées nationaux français», pour ne pas «encourager une relance incontrôlable des demandes de restitutions», et qu’il ne représente ni «un acte de repentance», ni «une condamnation du modèle culturel français», selon le ministère de la Culture.

Dans la presse, également, l’alerte lancée par plusieurs ONG et les Nations unies sur les dommages collatéraux de l’épidémie de Covid-19 en Afrique. Selon un épidémiologiste camerounais cité par Le Figaro, «l’un des premiers effets de l’épidémie (sur le continent) a été le ralentissement des campagnes de vaccination, car toutes les ressources ont été allouées à la lutte contre le Covid», or une diminution de la couverture vaccinale risque de «faire surgir d’autres redoutables épidémies dans les mois et années qui viennent», en Afrique, où la lutte contre le  paludisme est également confrontée à une saison des moussons plus précoce et plus violente que d’habitude, ce qui favorise la reproduction des moustiques et la propagation de la maladie. Le journal fait état d’une «forte augmentation» du nombre de cas de paludisme, en particulier chez les enfants de moins de 5 ans – particulièrement exposés, aussi, à une crise de la faim qui pourrait affecter 250 millions de personnes dans le monde, selon certaines estimations. «Un fléau qui aggrave tous les maux car la sous-nutrition affaiblit le système immunitaire et augmente la mortalité lors d’une épidémie», rappelle Le Figaro.

Le Monde relaie, quant à lui, les inquiétudes des associations caritatives, qui estiment que la crise sanitaire a fait basculer près d’un million de Français dans la pauvreté. Etudiants, intérimaires, artisans : selon ces associations, une nouvelle population a basculé dans la précarité depuis le début de la pandémie, venant s’ajouter aux quelque 9 million de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté. Signe les plus spectaculaire de cette crise : l’explosion du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire, près de 30% de plus, pour beaucoup des jeunes et des étudiants. Leurs aînés, eux, se retrouvent touchés de plein fouet par la hausse spectaculaire des licenciements : «Ce chiffre d’un million supplémentaire de pauvres est malheureusement une estimation basse, compte tenu des 800 000 pertes d’emploi attendues fin 2020», redoute la Fédération des acteurs de la solidarité – dont les craintes sont confirmées par la Banque de France, qui anticipe un taux de chômage au-dessus des 10 % en 2020.

Qui sont ces centaines de milliers de Français dont les postes ont été supprimés depuis le début de l’épidémie? La Croix s’est penché sur le sort des «chômeurs de l’ombre» - des chômeurs invisibles - intérimaires, salariés en contrat court, et indépendants, qui paient le plus lourd tribut à la crise sanitaire, alors que les médias et les pouvoirs publics concentrent plutôt leur attention sur les fermetures d’usines et les plans sociaux. Ces «intermittents du travail», cuisiniers, maîtres d’hôtel, femmes de chambre ou encore guides conférenciers épuisent leurs droits, faute de pouvoir travailler : «Les jours passent, les dettes s’accumulent, leurs indemnités journalières fondent comme neige au soleil et d’autres glissent vers le RSA», déplore un collectif qui les représente et réclame aujourd’hui l’abandon de la réforme de l’assurance-chômage, qui prévoit un allongement de la durée pour ouvrir des droits et dont la mise en œuvre a été reportée au 1er janvier.

Les salariés dont l’emploi est encore préservé vont quant à eux devoir se remettre au télétravail. Cette «deuxième vague» du travail à distance vide à nouveau les bureaux et les quartiers d’affaire, d’après Le Parisien/Aujourd’hui en France – qui voit dans la généralisation du télétravail «une révolution» dont «l’onde de choc n’a pas fini de se propager», notamment pour la transition écologique - une «révolution» qui ne va pas sans difficultés pour beaucoup de salariés, confrontés au manque de place à leur domicile, à la solitude et à la difficulté de  séparer le vie privée de la vie professionnelle.

Leur travail à eux vient d’être couronné par le Prix Nobel de physique : trois scientifiques britannique, américain et allemand ont été récompensés pour leurs recherches sur les trous noirs. Roger Penrose, 89 ans, a été récompensé pour avoir découvert «que la formation d’un trou noir – ce monstre cosmique si dense que rien, pas même la lumière ne peut s’en échapper - (était) une prédiction solide de la théorie de la relativité générale» d’Albert Einstein, selon laquelle le temps et l’espace non seulement sont liés, mais ne sont pas absolus. Reinhard Genzel, et Andrea Ghez, quant à eux, ont été récompensés pour «la découverte d’un objet compact supermassif dans le centre de notre galaxie», le trou noir au cœur de notre Voie lactée. Lu dans Science Magazine.

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