Haut-Karabakh : des discussions à Genève et Moscou pour tenter d'ouvrir des négociations

Un homme marche dans les ruines de sa maison bombardée, dans la région du Haut-Karabakh, le 7 octobre 2020.
Un homme marche dans les ruines de sa maison bombardée, dans la région du Haut-Karabakh, le 7 octobre 2020. REUTERS - UMIT BEKTAS

Des discussions auront lieu jeudi à Genève et lundi à Moscou dans le cadre des efforts menés par la France, la Russie et les États-Unis pour tenter d'ouvrir des négociations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh. 

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Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé mercredi 7 octobre que des discussions sont prévues jeudi à Genève et lundi à Moscou dans le cadre des efforts menés par la France, la Russie et les Etats-Unis pour tenter d'ouvrir des négociations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh.

"Nous souhaitons que chacun comprenne que son intérêt, c'est d'arrêter immédiatement les hostilités sans conditionnalité et qu'on ouvre une négociation" sous le parrainage de la France, de la Russie et des États-Unis, a expliqué Jean-Yves Le Drian devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

 "Nous sommes en relation journalière avec les uns et les autres. Pour l'instant, ça n'a pas abouti. Il y aura des réunions demain à Genève et d'autres réunions lundi à Moscou et nous formulons le vœu que cela puisse aboutir à l'ouverture de négociations."

"Une implication militaire de la Turquie"

Jean-Yves Le Drian a aussi dénoncé une "implication militaire de la Turquie qui risque d'alimenter l'internationalisation du conflit" dans cette région séparatiste d'Azerbaïdjan à majorité arménienne.

Enclave séparatiste arménienne au sein de l'Azerbaïdjan, pays voisin de l'Iran, le territoire du Haut-Karabakh est le théâtre de violents combats entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises.

Le président français Emmanuel Macron a récemment dénoncé ce qu'il a présenté comme un déploiement au Haut-Karabakh de "combattants syriens de groupes jihadistes" ayant transité, selon les renseignements français, par la Turquie. Cette dernière n'a pas réagi publiquement à ces accusations.

Le chef de la diplomatie française a déploré "un nombre important de victimes civiles pour des avancées territoriales faibles de la part de l'Azerbaïdjan, puisque c'est l'Azerbaïdjan qui a initié le conflit". Il a de nouveau appelé à un arrêt immédiat des combats et à un retour à la table des négociations des belligérants, "sans conditionnalité", sous l'égide du groupe de médiation dit de Minsk coprésidé par la France, la Russie et les États-Unis.

Avec Reuters et AFP

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