Présidentielle: Baroin a renoncé à être candidat, assure Retailleau

Paris (AFP) –

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Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, prétendant à la candidature pour la présidentielle de 2022, a assuré mercredi que le président de l'Association des maires de France (AMF) François Baroin y avait de son côté renoncé.

"J'ai compris, il l'a pratiquement annoncé d'ailleurs, qu'il ne serait pas candidat", a affirmé sur France Inter celui qui vient d'être réélu sénateur de Vendée.

"Nous allons nous voir la semaine prochaine, nous allons prendre le café ensemble", a précisé M. Retailleau qui n'a aucun doute sur le fait que le maire de Troyes lui confirmera son renoncement.

"Je l'ai entendu la semaine dernière au bureau politique de LR" et "sa phrase était de dire: +J'indiquerai à Bruno Retailleau en +on+ ce que chacun sait en +off+, donc j'ai tiré comme conclusion de cette phrase que c'était un renoncement", a-t-il raconté.

Les spéculations s'intensifient depuis des semaines sur la volonté de François Baroin de représenter ou non la droite en 2022. Il a assuré au printemps qu'il clarifierait ses intentions "à l'automne" mais n'a toujours rien annoncé officiellement.

M. Retailleau a en revanche fait très clairement acte de candidature: "J'ai des convictions, je les défendrai, s'il faut être candidat, je le serai".

"Malheureusement je vois bien que mon propre parti fait tout pour tuer la primaire", a-t-il déploré, alors que lui souhaite qu'elle ait lieu, conformément aux statuts actuels de LR. Il voudrait qu'elle se tienne après les régionales du printemps 2021.

"Ils veulent se passer des militants, ils veulent se passer des sympathisants, moi je veux être le porte-voix de la droite d'en bas parce qu'il y en a marre des petits arrangements, des petits accommodements de la droite d'en haut", a-t-il critiqué.

"En France, l'élite politique, qu'elle soit de droite, de gauche ou d'ailleurs, considère que les gens d'en bas pensent mal parce qu'ils sont contre l'immigration, parce qu'ils ont parfois quelques idées un peu conservatrices sur leurs valeurs", a dénoncé le sénateur de Vendée qui veut "porter ces opinions". "Je m'en fiche de la bien-pensance", a-t-il conclu.