Dans la presse

Débat entre Mike Pence et Kamala Harris: "Une vitre en plexiglas, symbole des divisions américaines"

Débat télévisé aux Etats-Unis entre Mike Pence et Kamala Harris
Débat télévisé aux Etats-Unis entre Mike Pence et Kamala Harris © France 24

A la Une de la presse, ce jeudi 8 octobre, le débat télévisé, cette nuit,des colistiers à la présidentielle américaine, le républicain Mike Pence et la démocrate Kamala Harris. Le super riches plus riches depuis le début de la pandémie, et 150 millions de personnes menacées de basculer dans l’extrême pauvreté à-travers le monde. Le tour de vis en Europe, pour lutter contre la propagation du Covid-19. Et une étude sur les hommes à la voix grave…

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Dans la presse, le débat télévisé, cette nuit, entre les deux colistiers à la présidentielle américaine, le républicain Mike Pence, et la démocrate Kamala Harris.

Les deux candidats à la vice-présidence ont débattu séparés par une vitre en plexiglas - un accessoire devenu le symbole des profondes divisions entre les républicains et les démocrates, opposés sur tout, y compris sur la meilleure façon de combattre l’épidémie de Covid-19 - qui transforme cette vitre en armure, en bouclier pour le «monde de Donald Trump», d’après Matt Davies. Le dessinateur montre son vice-président, Mike Pence, enfermé dans une cage en plexiglas, à l’abri du «monde réel», incarné, selon lui, par la démocrate Kamala Harris. L’ultra-religieux Mike Pence, qui dit avoir pour principe de ne jamais dîner en tête à tête avec une femme qui n’est pas la sienne, est l’objet des sarcasmes, également, de Slyngstad, avec un dessin où on le voit littéralement terrorisé à l’idée de se retrouver «seul sur scène avec deux femmes», la journaliste Susan Page, qui a modéré le débat, et Kamala Harris. Deux dessins partagés sur Twitter.

Au cours du débat, la colistière de Joe Biden a déclaré que Donald Trump «mesure la santé de l’économie au succès des plus riches ». Si tel est le cas, le président des Etats-Unis se réjouira sans doute de cette étude réalisée par la banque suisse UBS et le cabinet d'audit PWC, citée, notamment, par Le Figaro. Selon leur enquête, il apparaît que les plus riches de la planète – un cercle privilégié réunissant 2189 milliardaires, soit 31 de plus qu’en 2017 -  sont devenus encore plus riches depuis le début de la pandémie de coronavirus. Selon la banque et le cabinet d’audit, leur fortune atteint désormais des sommets, avec plus de 10.000 milliards de dollars cumulés contre 8900, milliards de dollars, seulement, si l’on peut dire, en 2017. En tête de ce classement des super super riches : les géants de la technologie et de la santé.

A l’autre bout de la chaîne alimentaire, près de 150 millions de personnes dans le monde pourraient basculer dans l’extrême-pauvreté à cause de la pandémie, selon la Banque mondiale. Dans une étude publiée hier, l’institution observe que «de nombreux pays connaissent une chute des revenus du travail d’une magnitude rarement observée», depuis le début de l’épidémie. Celle-ci provoque une chute de l’économie mondiale qui pourrait entrainer à son tour la destruction de près de 195 millions d’emplois d’ici la fin de l’année prochaine, selon l’Organisation internationale du travail. Ces privations d’emplois, synonymes de privation de ressources, risquent de faire plonger jusqu’à 150 millions de personnes sous le seuil d’extrême pauvreté, fixé à 1,90 dollar par jour. «Pour la première fois depuis près d’un quart de siècle, l’extrême pauvreté va augmenter», annonce Le Monde. Des riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres. Dans le dessin de Wilcox, également publié sur Twitter, une femme commente avec amertume cette explosion des inégalités: «De toute façon, l’écart (entre les plus riches et les plus pauvres) ne se réduisait pas quand l’économie allait bien, alors il n’y a aucune raison pour que ça change maintenant».

Pour tenter de limiter la propagation du Covid-19, plusieurs villes et pays d’Europe renforcent les restrictions. Après Paris, la capitale belge ferme à son tour ses bars et ses cafés - une mesure valable pour au moins un mois, d’après Le Soir. «A Bruxelles, la fête est finie»: le quotidien demande «aux autorités politiques, à tous les niveaux, de faire front ensemble», pour éviter à la Belgique d’entrer dans «un terrible cercle vicieux (où) la parole publique n’est plus crue, les mesures ne sont plus respectées et donc la situation empire, forçant les autorités politiques à prendre des mesures plus dures, que les gens veulent encore moins suivre, etc, etc» - un cercle «suicidaire», met en garde le journal.

En Ecosse, les autorités ont également ordonné la fermeture des bars et des pubs dans les deux villes principales, Glasgow et Edimbourg. «Dernières commandes», titre The Edinburgh Evening News avec une pinte - une pointe de regret. La fermeture des bars écossais donne des sueurs froides au voisin anglais. The Daily Star prévient que Boris Johnson ne tardera sans doute pas à annoncer le même tour de vis pour l’Angleterre, au risque de provoquer la révolte de ses compatriotes, comparés au rebelle Mel Gibson dans le film Braveheart: «Ils peuvent nous prendre nos pubs, ils peuvent nous prendre notre liberté. Mais ils ne prendront jamais nos daïquiris à la fraise et nos chips».

Avant de vous quitter, je tenais à partager avec vous cette révélation du Guardian, qui fait état d’une étude dont la conclusion est que les femmes devraient se méfier des hommes à la voix grave, associée statistiquement à une infidélité plus fréquente. Une étude on ne peut plus sérieuse, cela va sans dire, qui inspire au journal ce commentaire: «Ne vous laissez pas séduire par les fréquences basses puisqu’elles vont de pair avec l’infidélité. Si vous voulez de l'engagement, choisissez un homme qui couine». Personnellement, je préfère Barry White.

 

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