En Nouvelle-Calédonie, le parti indépendantiste FLNKS "ira au troisième référendum"

Un homme porte un drapeau indépendantiste de la Nouvelle-Calédonie le 30 octobre 2018.
Un homme porte un drapeau indépendantiste de la Nouvelle-Calédonie le 30 octobre 2018. © Théo Rouby, AFP

Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie, qui ont perdu le deuxième référendum sur l'indépendance dimanche tout en progressant par rapport à 2018 en nombre de voix, ont déclaré jeudi qu'ils demanderaient un troisième scrutin, estimant avoir "le vent en poupe".

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"Le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) ira au troisième référendum" tel que prévu par l'accord de Nouméa (1998), a déclaré jeudi 8 octobre Victor Tutugoro, porte-parole du bureau politique de l'organisation.

Des déclarations qui interviennent quelques jours après le deuxième référendum, dimanche, sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, lors duquel les indépendantistes ont perdu avec un score de 46,74 % (contre 53,26 % qui s'y sont opposés) mais ont enregistré une progression de plus de trois points par rapport à leur résultat du 4 novembre 2018 (43,3 %).

"Le oui a le vent en poupe. C'est une grande victoire qui indique la direction que doit prendre le pays, celle donnée par l'accord de Nouméa et le sens de l'histoire", a ajouté Victor Tutugoro, estimant que le FLNKS a convaincu "au-delà de son électorat traditionnel avec des voix non kanakes".

Le processus de décolonisation progressif de l'accord de Nouméa, qui s'achève en 2022, prévoit que d'ici là une troisième consultation sur l'accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie peut être organisée à la demande d'un tiers des élus du Congrès (assemblée délibérante). Cette demande ne peut toutefois intervenir qu'à partir du 4 avril 2021.

Arrivée du ministre des Outre-mer vendredi

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, est attendu vendredi à Nouméa. Il vient "à la demande (du président) Emmanuel Macron pour appréhender les conséquences concrètes de tous les scénarios".

"Nous avons devant nous deux années pour dialoguer et imaginer l'avenir", avait déclaré le chef de l'État lors d'une allocution dimanche soir.

Sébastien Lecornu devra toutefois engager ses premiers échanges avec les forces politiques locales par visioconférence car, comme tout arrivant dans l'île, où le Covid-19 ne circule pas, il sera placé en quatorzaine.

Le FLNKS a prévenu "qu'il n'engagera des discussions que sur la base de son projet politique d'accession à la pleine souveraineté et à l'indépendance".

Avec AFP

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