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Les efforts diplomatiques pour stopper les combats dans le Haut-Karabakh à la peine

Des manifestants pro-arméniens crient des slogans et brandissent des drapeaux arméniens près des institutions de l'UE à Bruxelles, le 7 octobre 2020.
Des manifestants pro-arméniens crient des slogans et brandissent des drapeaux arméniens près des institutions de l'UE à Bruxelles, le 7 octobre 2020. © Francisco Seco, AP
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Des discussions doivent se tenir jeudi à Genève et lundi à Moscou dans le cadre des efforts menés par la France, la Russie et les États-Unis pour tenter d'ouvrir des négociations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh. Les efforts diplomatiques pour faire cesser les combats ont jusque là été vains. 

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Les efforts diplomatiques destinés à faire cesser les combats dans et autour du Haut-Karabakh peinent à porter leurs fruits. Sur le terrain, les affrontements se poursuivent entre l'Azerbaïdjan et les forces de cette enclave soutenue par l'Arménie.  

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L'Azerbaïdjan a déclaré que la ville de Gandja avait été bombardée par les forces arméniennes aux premières heures de la journée, jeudi 8 octobre, et qu'un civil avait été tué dans la région de Goranboy. D'autres villages ont été pris pour cibles par les forces du Haut-Karabakh, enclave séparatiste à majorité arménienne. Les autorités azerbaïdjanaises avancent un bilan de 30 civils tués depuis la reprise du conflit, le 27 septembre. L'Azerbaïdjan n'a fourni aucun bilan pour ses éventuelles pertes militaires, tandis que les autorités du Haut-Karabakh font état de 350 morts dans les rangs de leurs forces et de 19 civils tués. 

Le groupe Minsk appelle à l’arrêt immédiatement les hostilités  

Des discussions doivent se tenir jeudi 8 octobre à Genève et lundi à Moscou dans le cadre des efforts menés par le Groupe de Minsk, présidé depuis les années 1990 par la France, la Russie et les États-Unis pour tenter d'ouvrir des négociations.  

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré mercredi que l'objectif de Paris, Moscou et Washington était "d'arrêter immédiatement les hostilités sans conditionnalité et qu'on ouvre une négociation". 

"Nous sommes en relation journalière avec les uns et les autres. Pour l'instant, ça n'a pas abouti. Il y aura des réunions demain à Genève et d'autres réunions lundi à Moscou et nous formulons le vœu que cela puisse aboutir à l'ouverture de négociations." 

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Jean-Yves Le Drian, qui s'exprimait devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, n'a pas précisé si des représentants arméniens et azerbaïdjanais seraient présents lors de ces discussions, mais le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Jeyhun Bayramov, a annoncé qu'il se rendrait jeudi à Genève. 

De son côté, l'Arménie a fait savoir que son chef de la diplomatie, Zohrab Mnatsakanian, irait lundi à Moscou, mais excluait de rencontrer Bayramov. 

Vers une internationalisation du conflit ?

La crainte d'une internationalisation du conflit est nourrie par les liens de la Turquie avec l'Azerbaïdjan, Paris accusant même Ankara d'"implication militaire" au Haut-Karabakh, et par l'accord de défense entre la Russie et l'Arménie. 

L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont jusqu'ici ignoré les appels au cessez-le-feu lancés par le Groupe de Minsk, chargé par l'OSCE de la médiation sur ce conflit.  

Gelé depuis des années, le conflit entre forces azerbaïdjanaises et séparatistes arméniens de cette enclave montagneuse a repris le 27 septembre dernier avec une intensité sans précédent depuis les affrontements qui ont suivi l'effondrement de l'Union soviétique, en 1991.  

Avec Reuters

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