Tour d'Italie: un sprint "très fluide, linéaire", se félicite Démare

Matera (Italie) (AFP) –

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Facile vainqueur de la 6e étape du Giro, jeudi à Matera, le champion de France Arnaud Démare (Groupama-FDJ) s'est félicité d'un sprint "très fluide, linéaire", pour son deuxième succès depuis le départ de l'épreuve.

QUESTION: Vous attendiez-vous à pouvoir jouer la victoire dans cette étape ?

REPONSE: "J'avais classé cette arrivée comme étant propice. Mais, après l'étape difficile d'hier (mercredi) et le détail de cette journée, je pensais que ce serait trop dur. Je ne pensais pas qu'on reviendrait sur l'échappée qui avait pris dix minutes. Finalement, les conditions de course, le vent de face, ont fait qu'on est revenu. Après, j'ai tout donné. J'avais vraiment de bonnes sensations. En faux-plat montant, même quand on est à la rupture, ce sont des sprints qui me conviennent. Je n'ai pas encore vu la photo-finish (sourire). J'ai vu les images rapidement. C'est énorme... quand on voit le niveau de course du Giro, un grand tour !"

Q: Vous avez semblé cherché à vous dévoiler le plus tard possible...

R: "C'est exactement ça. J'ai voulu rester bien caché, au maximum dans les roues, avec mes équipiers. On s'est replacé à 3-4 kilomètres et là, ils m'ont fait vraiment très mal. Ensuite, dans le +raidard+, je me suis vraiment battu, je savais que c'était 600 mètres, j'étais vraiment à la rupture. Simon Guglielmi voulait me remonter après mais c'était encore trop tôt pour moi, il fallait que je récupère. Je fais l'effort au dernier moment, à 800 mètres de la ligne. J'ai digéré cette montée, Je prends les roues, je ne donne pas de coup de frein, c'était très fluide, linéaire. A 200 mètres de la ligne, quand je décide de lancer le sprint, je sens que j'ai la force dans les jambes, je me dis que c'est parti pour gagner."

Q: Etre au Giro, cela veut dire renoncer aux classiques du Nord. Avez-vous envisagé d'abandonner le Giro pour Paris-Roubaix ?

R: "C'était un choix difficile entre le Giro et les classiques. Mais j'aime l'aventure, partir trois semaines... L'objectif, cette année, était de se concentrer sur les sprints. Le Giro en faisait partie. C'était une option, je dis bien +c'était+, de partir pourquoi pas dans la troisième semaine. Mais, quand je suis arrivé au Giro en Sicile avec l'équipe, j'ai dit à notre directeur sportif Sébastien Joly +je ne veux pas quitter le groupe comme ça+. J'irai au bout de ce Giro."