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Mali : "Libération de Souamaïla Cissé et de Sophie Pétronin"

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À la Une de la presse ce vendredi : la libération, au Mali, de l’otage française Sophie Pétronin et de l’opposant malien Soumaïla Cissé. Alors que de nouvelles grandes ville françaises passent en alerte maximale au Covid-19, c’est déjà l’heure des comptes pour savoir quels montants du plan d’urgence ont été dépensés. Sur le front de l’épidémie, ouvrez grand vos fenêtres : ce nouveau geste barrière expérimenté en Allemagne fait son apparition en France. Enfin, coup de projecteur sur cette "guerre en héritage" en Arménie, où "l’idée du sacrifice est ancrée dans la conscience collective"...

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Libération revient sur l’histoire de l’enlèvement de Sophie Pétronin à Gao, au Mali, il y a quatre ans, par un groupe islamiste affilié à l’organisation terroriste Al-Qaïda. "Otage pas comme les autres", Sophie Pétronin n’avait pas son nom "sur les façades des mairies, comme ce fut le cas dans un passé pas si lointain pour tant d’autres otages aux mains de groupes armés". Le journal Le Monde relate quant à lui, à la Une de son site internet, la libération du premier opposant malien Soumaïla Cissé, kidnappé en mars dernier en pleine campagne des législatives dans le centre du pays. Le quotidien français observe que la démission forcée d’Ibrahim Boubakar Keita a coïncidé avec une accélération des évènements. Cette libération d’otages a été obtenue en échange de la sortie de prison de près de deux cents jihadistes affiliés à Al-Qaïda, et d’une importante rançon. Un membre de la société civile du nord Mali déplore ainsi que "les jihadistes vont pouvoir s’offrir des armes et des jeunes".

Tout juste libéré, quel avenir se dessine pour Soumaïla Cissé, s’interroge Aujourd’hui au Faso ? Le président de l’Union pour la République et la Démocratie aurait pu jouer un grand rôle dans cette transition qui s’ouvre après le coup d’État, mais il doit à présent prendre son mal en patience et espérer un paisible processus de transition" qui ouvrira la voie à des élections dans 18 mois.

Les libérations du prêtre italien Pier Luigi et du jeune Nicola Chiaccio sont à la Une du Corriere della Sera mais aussi de toute la presse italienne. Le Corriere estime que "le prix à payer est très élevé" : "près de deux cents dangereux militants islamiques libérés". Un échange de prisonniers "auquel les autorités maliennes ont activement participé, aidées par les militaires français actifs dans la région et par les services de renseignement italiens" croit savoir le quotidien. L'Afrique subsaharienne reste plus que jamais un terrain de croissance pour le jihadisme, conclut le Corriere.

Sur le front de l’épidémie de coronavirus, alors que Lyon, Saint-Étienne et Grenoble passent en alerte maximale, Le Figaro propose un premier état des lieux du coût de la crise sanitaire en France. Sur le montant record du plan d’urgence d’un montant total de 468 milliards, soit 21% du PIB, déjà une cinquantaine de milliards a été décaissé. Dans les colonnes du quotidien, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, affirme "qu’il faudra au moins deux ans pour que la France se redresse".

Dans la lutte contre l’épidémie, il y a de désormais une nouvelle parade en forme de mot d’ordre à la Une du Parisien : "Ouvrez vos fenêtres !". Aérer pourrait être la nouvelle arme anti-Covid, au même titre que le masque. Un geste qui permet de limiter la charge virale à l’intérieur des lieux clos, et que l’Allemagne a déjà intégré à son système de prévention.

Coup de projecteur aussi à la Une de Libération sur l’Arménie et une "guerre en héritage". Elle touche toutes les familles, depuis des décennies. Le conflit avec l’Azerbaïdjan, qui a repris fin septembre, continue de multiplier les morts, rappelle le quotidien, sans entamer toutefois la détermination côté arménien. Là-bas, "la fatalité de la guerre et l’idée du sacrifice sont ancrés dans la conscience collective"...  

Dans son édito, Alexandra Schartzbrod, journaliste à Libé, appelle Paris et Berlin à peser de tout leur poids afin que la Turquie cesse de soutenir l’Azerbaïdjan et que Moscou reprenne au plus vite son rôle d’arbitre. "Après tout, Poutine n’a aucun intérêt à voir Erdogan prendre ses aises aux portes de la Russie", écrit-elle. 

 

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