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MMA: "Les Français vont apprendre à connaître ce sport", affirme Cyril Gane

Le Français Alioune Nahaye (à droite) et l'Espagnol David Mora lors du 1er combat officiel de MMA en France, à  Vitry-sur-Seine, près de Paris, le 8 Octobre 2020.
Le Français Alioune Nahaye (à droite) et l'Espagnol David Mora lors du 1er combat officiel de MMA en France, à Vitry-sur-Seine, près de Paris, le 8 Octobre 2020. GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP
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Paris (AFP)

Le poids lourd Cyril Gane (30 ans), l'un des combattants français de l'UFC (Ultimate Fighting Championship), la plus puissante ligue de MMA au monde, se réjouit de l'organisation des premières soirées dans l'Hexagone, comme celle de samedi à Bercy, dans un entretien accordé à l'AFP.

Question: Les premières soirées de MMA commencent à s'organiser en France sous la bannière d'organisations mineures. Qu'est-ce que cela vous inspire?

Réponse: "C'est très important surtout pour les combattants de l'Hexagone. Enfin, on va pouvoir débaucher des Français. Cela va démocratiser le MMA et faire connaître la discipline, ce qui permettra aux organisations de MMA de piocher des Français pour les tester à l'international. Ce sera un gros tremplin aussi pour moi. On va enfin me connaître avec une posture de porte-drapeau et donc ça risque de bouger en terme de notoriété."

Q: Vous devez être impatient de combattre un jour en France...

R: "Complètement. Ce serait un cadeau pour mes fans, ceux qui me supportent, qui me donnent de la force. C'est aussi important dans mon plan de carrière."

Q: Quels sont les projets de l'UFC en France?

R: "L'UFC laisse pour l'instant les organisations mineures faire découvrir ce sport aux Français avant d'arriver. La stratégie, c'est de laisser les autres ouvrir le terrain et d'arriver derrière. Parce que l'on sait très bien que tout le monde attend l'UFC."

Q: C'est aussi un moyen de redorer l'image de ce sport mal connu en France...

R: "Les Français vont apprendre à le connaître. C'est de loin l'un des moins dangereux des sports de combat. La boxe est plus dangereuse. Un boxeur prend un K.O, tombe et se relève pour combattre. Il peut prendre trois K.O en une minute. En MMA, l'arbitre arrête le combat dès que l'intégrité du combattant est en jeu. A l'UFC, il y a un suivi médical monstrueux. Ils ont une image à vendre et donc ils en font trois fois plus que les autres en terme de sécurité."

Q: Vous avez débuté par le muay thaï. Pourquoi avoir opté ensuite pour le MMA?

R: "C'est l'ascenseur social. Le muay thaï est un sport très dur, plus dur que le MMA parce que l'on cible toujours les mêmes parties du corps avec les mêmes armes. Au MMA, on peut varier plusieurs disciplines, ne pas frapper au même endroit. Le muay thaï ne se développe pas assez et vous ne gagnez pas tant d'argent que ça. Ce n'est pas comparable avec le MMA. Le MMA me permet de vivre sans travailler à côté (...) J'avais envie de prendre ce pari et de tenter l'aventure MMA et j'ai eu bien raison parce que c'est allé au-delà de mes espérances. On s'était donné deux ans pour aller à l'UFC et on l'a fait en un an."

Q: Comment avez-vous intégré l'UFC?

R: "Cela a été très rapide. J'ai fait un premier combat en 2018 avec le TKO (organisation de MMA basée au Canada, ndlr) contre un combattant d'expérience que j'ai battu en 1 minute 40 sur soumission et on a très vite envoyé la vidéo à l'UFC. Sur mon 2e combat contre le champion TKO, j'ai fait une très grosse démonstration et après l'UFC nous a dit +faites encore un autre combat mais c'est bon pour nous+".

Q: Racontez-nous un peu l'UFC?

R: "Cela peut être impressionnant, mais j'ai trouvé ça agréable. C'est un contexte archi-professionnel, on se rend compte que c'est une très grosse usine. Pour chaque pôle, vous avez cinq-six personnes. C'est une énorme machine américaine et c'est la référence par ses combattants mais aussi par son organisation."

Q: Quelle est votre ambition à l'UFC?

R: "Ce que je veux, c'est briller, me faire connaître match après match en tant que combattant agréable à voir, marquer un peu l'histoire. La ceinture de champion sera la suite logique."

Propos recueillis par Keyvan NARAGHI

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