Tour d'Italie: Démare heureux de gagner "avec autorité"

Brindisi (Italie) (AFP) –

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"On a gagné avec autorité", s'est félicité Arnaud Démare (Groupama-FDJ), impérial une nouvelle fois dans la 7e étape du Giro, vendredi à Brindisi.

QUESTION: Comment qualifieriez-vous cette victoire ?

REPONSE: "C'était une grosse journée, une étape très rapide, nerveuse, à cause des bordures, des chutes. On a gagné avec autorité, on a montré une force collective et on a su s'adapter. Ramon Sinkeldam a eu un problème mécanique dans le dernier kilomètre et on s'est adapté très vite en 200 mètres. On a dit à Miles (Scotson) qu'il prenne vite le rôle de Ramon. On avait encore Ignatas Konovalovas qui était présent, il avait déjà fait un gros boulot en amont. On a joué des coudes d'homme à homme, on s'y attendait, on savait que ça allait être ça, un vrai sprint, avec la totalité des sprinteurs présents."

Q: On a l'impression que votre "train" est devenu la référence. Y a-t-il eu un moment fondateur ?

R: "Le déclic, c'est qu'on s'est tous remis en question. J'ai déjà dit que je manquais de confiance mais les gars aussi manquaient de confiance. On n'a pas eu forcément de résultats au début mais ils ont vu l'implication que je mettais à l'entraînement, en décembre, ensuite à la reprise en juillet. Cette année, avec la confiance, on court plus libéré. Tant qu'on n'a pas la confiance, c'est difficile d'exploiter son talent. Je sais que l'équipe a un énorme potentiel. Aujourd'hui, on arrive à l'exploiter, avec les caractéristiques de chacun. Les autres savent que s'ils nous laissent faire, on va prendre l'ascendant."

Q: Racontez-nous le fonctionnement de votre groupe...

R: "On a des coureurs d'expérience, à maturité, comme Jacopo (Guarnieri), Ramon (Sinkeldam) et +Kono+ (Ignatas Konovalovas). Je cours avec eux depuis trois-quatre ans. Ils ont la tête sur les épaules, ils ne s'emballent pas. On se souvient que l'an dernier, c'était plus difficile. Je pense que c'est cette humilité de groupe, cette expérience que l'on a ensemble, qui font que l'on arrive à jouer juste. On voit aussi que les petits jeunes se donnent à 110 %. Simon Guglielmi court son premier grand tour et quand on voit le travail qu'il fait..."

Q: Comment expliquez-vous les défaites à répétition de Peter Sagan ? A-t-il baissé un peu de pied ou êtes-vous plus fort encore ?

R: "Sans doute un peu des deux (sourire). Quand Sagan s'est orienté sur les classiques, il a perdu un peu d'explosivité. C'est peut-être l'erreur que j'ai commise il y a un an ou deux, quand j'ai voulu aller un peu plus sur les classiques. Cette année, je me suis réorienté sur les sprints et ça fonctionne très bien comme ça."