Dans la presse

Deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 en Europe : "On a l'impression d'être Sisyphe"

Face à la deuxième vague de Covid-19, la Belgique redoute un nouveau confinement
Face à la deuxième vague de Covid-19, la Belgique redoute un nouveau confinement © France 24

À la une de la presse, mardi 13 octobre, l'Europe touchée par la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19, qui amène les gouvernements à annoncer de nouvelles restrictions, pour tenter de ralentir la propagation du coronavirus, à défaut de l’endiguer ; la décision de l'UE de sanctionner le régime biélorusse et la Russie ; et "l'élu" LeBron James.

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À la une de la presse, ce mardi matin, la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 en Europe, où les gouvernements annoncent de nouvelles restrictions pour lutter contre la pandémie.

"L'Europe se referme" : Il Fatto Quotidiano précise qu'en Italie, le nombre de contaminations n'atteint pas les niveaux observés dans d'autres pays européens, mais que le gouvernement envisage d'interdire les fêtes privées et de limiter le nombre de participants autorisés aux mariages et aux enterrements, pour faire face à la hausse du nombre de contaminations. Le président du conseil, Giuseppe Conte, a indiqué lundi qu'un reconfinement à l'échelle nationale était à exclure, mais que des confinements locaux pouvaient être imposés. La crainte d'un nouveau "lockdown" plane, en revanche, sur la Belgique. Le Soir annonce un confinement nocturne dans deux provinces, en invitant ses compatriotes à  "tout faire pour éviter un nouveau confinement". "On a l'impression d'être Sisyphe qui remonte de nouveau la montagne et repousse sa pierre, mais nous n'avons pas d'autre choix", écrit le journal, qui prévient les Belges que les jours à venir (seront) cruciaux pour mettre un frein à une situation que les spécialistes (présentent) comme bientôt hors de contrôle".

La crainte de la deuxième vague touche aussi la France et angoisse particulièrement les soignants, qui "redoutent la submersion" : Aujourd'hui en France rappelle que le nombre de personnes actuellement en réanimation, 1 539 personnes, est maintenant proche de celui du 21 mars – quatre jours après le début du confinement. Près de sept mois plus tard, "l'étau se resserre, la foudre va bientôt nous tomber dessus", redoute le patron de la réanimation de l'hôpital Bichat à Paris – même si le journal explique que "la maladie est désormais mieux connue et le taux de mortalité moins élevé". La France va-t-elle "vers des reconfinements locaux ?" D'après La Dépêche du Midi, l'option a été évoquée par le Premier ministre Jean Castex, mais pas encore par Emmanuel Macron, qui doit s'exprimer mercredi soir.

En Angleterre, il y a désormais plus de patients atteints du Covid-19 hospitalisés qu'au début du confinement, décrété le 23 mars. C'est ce qu'a assuré lundi Boris Johnson à la Chambre des communes, où il a présenté un nouveau système d'alerte à trois niveaux, avec des restrictions spécifiques, selon The Daily Express : un niveau bas, un niveau médium, pour Londres et l'essentiel de l'Angleterre, et un niveau maximal, qui comprend Liverpool et sa région. "Nous ne retournerons pas à un confinement national, mais nous devons agir maintenant", a déclaré le Premier ministre. Ses propositions n'ont pas calmé "les doutes et la frustration" de nombreux élus, selon The Guardian, qui rapporte que des députés ont critiqué "le manque de preuves scientifiques" pour justifier, notamment, les fermetures de pubs et déclaré que les mesures annoncées risquaient de s'avérer "contre-productives". The Daily Mirror fulmine. "Après huit mois de sacrifices, de familles séparées, de millions d'emplois qui ne tiennent plus qu'à un fil, le gouvernement n'a toujours pas de plan à proprement parler, pas de système de détection et de traçage (efficace), pas de réel soutien à apporter aux travailleurs et tout cela finit en niveaux d'alerte, en larmes", s'indigne le tabloïd.

En Europe toujours, l'Allemagne, qui préside l'UE, a fait adopter lundi des sanctions contre le président biélorusse et la Russie. "Conformément à l'approche progressive adoptée, l'Union européenne est prête à prendre d'autres mesures restrictives, notamment contre des fonctionnaires de haut rang, dont Alexandre Loukachenko", a annoncé le Conseil de l'UE. Cette décision intervient après la réunion des ministres des Affaires étrangères et au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations durement réprimées par le régime, rappelle Le Temps. Le quotidien suisse indique également que les ministres se sont aussi entendus pour sanctionner la Russie, pour l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny. Au même moment, la police biélorusse menaçait de recourir aux balles réelles pour mater la contestation dans le pays, où le régime a déjà eu recours aux tirs à balles réelles début août, dans le sud du pays, lors des premières manifestations du mouvement de contestation, selon Courrier International.

Pas question de quitter sans vous signaler la belle une de L'Équipe, en hommage à LeBron James. Le basketteur s'est offert, dimanche, son quatrième titre de champion de NBA avec les Lakers de Los Angeles. À 35 ans, celui qu'on a surnommé "The Chosen One", l'élu, règne plus que jamais sur la ligue de basket nord-américaine. "Il est le plus grand basketteur que cet univers nous ait donné à voir", a dit de lui son entraîneur. Et le légendaire Magic Johnson a même reconnu il y a quelques jours que ni "Michael Jordan, ni Larry Bird, ni lui-même (n'avaient) jamais eu à gérer le niveau de pression" subi par "l'unique" LeBron James…

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