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Présidentielle américaine : Joe Biden en Floride pour séduire les seniors

Le candidat démocrate Joe Biden à la sortie de son avion à Fort Lauderdale, en Floride, le 13 octobre 2020.
Le candidat démocrate Joe Biden à la sortie de son avion à Fort Lauderdale, en Floride, le 13 octobre 2020. © Tom Brenner, Reuters
5 mn

Au lendemain du retour en meeting d'un Donald Trump "en pleine forme" mais devancé dans les sondages, Joe Biden est arrivé mardi en Floride pour parler aux seniors, un groupe essentiel d'électeurs dans cet État clé qui pourrait décider de la victoire lors de la présidentielle.

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À trois semaines de la présidentielle du 3 novembre, Joe Biden se présente dans le "Sunshine State" porté par les sondages, avec une avance de 10 points sur son rival républicain selon le site RealClearPolitics. Les électeurs plus âgés le soutiennent désormais en majorité. Un atout crucial puisque les plus de 65 ans avaient voté en majorité pour Donald Trump en 2016.

Désormais, le milliardaire républicain est vivement critiqué pour sa gestion de la pandémie aux États-Unis, qui affichent le plus lourd bilan du monde avec plus de 215 000 morts.

Ses remarques appelant à "dominer", comme lui, le virus, ont pu mal passer auprès des seniors, particulièrement frappés par la maladie. Ce n'est donc pas un hasard si le démocrate a décidé de faire un discours sur "sa vision pour les Américains plus âgés" à Pembroke Pines, au nord de Miami, en début d'après-midi.

Donald Trump en Pennsylvanie

De son côté, Donald Trump avait déclaré la semaine dernière son soutien aux seniors, "les gens que je préfère", en affirmant dans un message vidéo qu'il voulait leur donner accès aux mêmes traitements que lui contre le Covid-19, "gratuitement".

Le président républicain se rendra mardi dans un autre État clé qu'il avait remporté en 2016, la Pennsylvanie, pour un meeting dans la soirée. Dans la même ville de Johnstown, Joe Biden avait, fin septembre, rappelé ses origines modestes pour marteler sa nouvelle ligne d'attaque contre le milliardaire : l'élection marquera un choix entre les classes ouvrière et moyenne américaines, incarnées par des villes comme Johnstown ou Scranton, où il est né en Pennsylvanie, "contre Park Avenue", la clinquante rue new-yorkaise symbole du riche héritier.

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À 21 jours du scrutin, Donald Trump espère combler son retard en sillonnant l'Amérique, alors que déjà dix millions d'électeurs ont déposé leur bulletin de vote anticipé. Affichant une forme indéniable une semaine après sa sortie de l'hôpital, il a retrouvé lundi les estrades en Floride, devant une foule enthousiaste, où peu portaient un masque.

"Je l'ai eu. Maintenant, ils disent que je suis immunisé. Je me sens si puissant !", a-il lancé à propos du nouveau coronavirus. Il a de nouveau ironisé sur l'ex-bras droit de Barack Obama qu'il surnomme "Sleepy Joe" ("Joe l'endormi"), en assurant qu'il n'attirait "presque personne".

>> À voir : "Joe Biden est un personnage beaucoup plus complexe qu'on ne le croit"

Pas de grand rassemblement pour Biden

Joe Biden n'a pas organisé de grand rassemblement depuis la pandémie, soulignant la nécessité de respecter les consignes des autorités sanitaires. Le président et ses partisans affirment qu'il cherche en fait ainsi à ménager ses forces, et l'accusent ouvertement d'être en petite forme, voire carrément sénile.

"Sleepy Joe Biden a eu une journée particulièrement mauvaise aujourd'hui", a tweeté Donald Trump lundi soir. Il faisait allusion à deux remarques.

Dans l'une, le démocrate semble oublier le nom du sénateur Mitt Romney, en parlant du "sénateur, qui était un mormon, il était gouverneur". Et dans l'autre, Joe Biden, sénateur pendant plus de 35 ans, déclare qu'il se présente "en fier démocrate au Sénat", avant de se reprendre.

"Si je faisais seulement une de ces choses, je serais disqualifié", s'est indigné le président sur Twitter. "Mais avec lui, c'est juste qu'il est Sleepy Joe."

Mitt Romney, ex-candidat républicain à la Maison Blanche et critique habituel de Donald Trump, a eu des mots durs pour le président mardi, appelant les deux candidats à baisser le ton du "marasme abominable, injurieux et empli de haine" qu'est devenu le débat politique.

Avec AFP

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