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Désinformation : Facebook ferme la page d'un parti néo-zélandais deux jours avant les élections générales

Le fondateur du parti Advance NZ, Billy Te Kahika, photographié lors d'un meeting à Mangawhai, le 9 septembre 2020.
Le fondateur du parti Advance NZ, Billy Te Kahika, photographié lors d'un meeting à Mangawhai, le 9 septembre 2020. © Dego Optakowski, AFP
3 mn

La page Facebook du parti Advance NZ a été fermée par Facebook, jeudi 15 octobre, avoir fermé, deux jours avant les élections générales néo-zélandaises, l'accusant d'avoir partagé des théories du complot au sujet de la pandémie de coronavirus.

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Facebook a annoncé, jeudi 15 octobre, avoir fermé la page du parti néo-zélandais Advance NZ, deux jours avant les élections générales, en accusant cette formation surfant sur les théories du complot de promouvoir la désinformation au sujet de la pandémie de coronavirus.

"Nous n'autorisons personne à partager sur notre plateforme la désinformation au sujet du Covid-19, qui serait de nature à porter de façon imminente un préjudice physique", explique à l'AFP un porte-parole du réseau social. "Nous avons fermé la page Facebook Advance New Zealand/New Zealand Public Party pour des violations répétées de cette politique", poursuit-il.

Une décision qui a été condamnée par le fondateur du parti Billy Te Kahika qui a accusé le réseau social d'ingérence dans le processus électoral, lui qui avait en quelques mois vu son audience exploser grâce au Web.

"Facebook a désormais officiellement commis une ingérence dans les élections néo-zélandaises de 2020", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur son compte Facebook personnel.

"Ils l'ont fait au milieu d'une émission et c'est incroyable, les gars. C'est extraordinaire […], ils ont finalement mis leurs menaces à exécutions."

Ancien guitariste de blues célèbre, Billy TK, brigue un siège de député lors des législatives de samedi. Il a été une des surprises de la campagne, s'imposant rapidement comme une figure de proue de la mouvance conspirationniste néo-zélandaise.

Ses publications sur les réseaux sociaux comme ses discours de campagne sont truffés d'emprunts aux théories du complot qui se sont propagées dans le monde aussi vite que le coronavirus.

Pas en "Corée du Nord" 

Avec toujours en toile de fond cette obsession d'un "deep state", un "État de l'ombre" ou "État profond", et l'affirmation que la crise sanitaire aurait été fabriquée par les gouvernements pour prendre le contrôle de leur population.

"Billy TK" défend aussi l'idée d'un "projet" des Nations unies de parquer tous les ruraux dans des "super villes" afin de confisquer leurs terres. Avec en coulisses Bill et Melinda Gates, Hillary Clinton ou la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, qui tireraient les ficelles.

Et jeudi, il a accusé Jacinda Ardern d'être derrière la décision de Facebook.

"Nous ne sommes ni en Corée du Nord, ni en Chine, mais c'est pourtant l'impression que donne l'attitude du gouvernement", a-t-il lancé.

Une colère décuplée par ses partisans sur les réseaux sociaux.

"Ils ont fait ça à Trump, vous êtes tous les deux une menace pour l'establishment", commentait un internaute quand un autre ajoutait : "Plus ils vous combattent, plus vous êtes crédibles."

Billy TK avait dit à l'AFP pouvoir rassembler 15 % de l'électorat sur son nom le 17 octobre. Les sondages le donnent cependant beaucoup plus bas.

Avec AFP

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