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Dans la presse

Mansour Arbabsiar : " unusual suspect "

Presse internationale, VENDREDI 14 OCTOBRE. Le suspect du complot présumé visant contre l'ambassadeur d'Arabie Saoudite aux Etats-Unis n'a pas vraiment avoir le profil… A voir aussi : La guerre en Libye se poursuit : les combattants pro-CNT tentent de prendre Syrte et font face à des accusations de torture… Et enfin : Hillary Swank présente ses excuses après s’être rendue à l’anniversaire de Ramzan Kadyrov.

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      Dans la presse internationale, le suspect arrêté pour le complot présumé visant à assassiner contre l'ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis. Il s’appelle Mansour Arbabsiar, Iranien naturalisé Américain. Son arrestation a créé de nouvelles tensions entre Washington et Téhéran, les Etats-Unis se demandant si l’idée de ce complot présumé émane du gouvernement iranien ou s'il est le fruit d'officiers rebelles. Mais pour le International Herald Tribune, cet homme de 56 ans n’a pas vraiment le profil. Il semble être davantage un opportuniste cafouilleur qu’un tueur calculateur.  Au cours des quelque 30 années de sa vie au Texas, il a laissé derrière lui une série de commerces en faillite et de créditeurs en colère, et une ex-femme amère qui a réclamé une ordonnance de protection contre lui. Il avait perpétuellement l’air débraillé, disent ses amis et connaissances, et il semblait toujours complètement désorganisé. Difficile donc d’imaginer que cet homme soit vraiment responsable d’un complot terroriste mondial qui s’étend de Mexico à Téhéran. « Plusieurs de ses vieux amis et associés au Texas semblaient estomaqués par cette nouvelle, non pas seulement parce qu’il (Arbabsiar) n’était pas un fanatique mais parce qu’il semblait trop incompétent pour réussir le coup. (…) » D’ailleurs il n’était pas intéressait par la religion ou la politique, et fumait de la marijuana et buvait de l’alcool ouvertement. Il n’empêche, les enquêteurs américains affirment que Mansour Arbabsiar a bel et bien établi des contacts avec des membres d’Al Qods, l’unité d'élite des gardiens de la Révolution iraniens lors de voyages qu’il a effectués en Iran au cours des deux dernières années.  Et selon les Etats-Unis, les plus hautes autorités iraniennes seraient impliquées. Pour le International Herald Tribune il faut donc que les Etats-Unis et leurs allies renforcent les sanctions contre le régime de Téhéran. Le Wall Street Journal va même plus loin. Pour lui, ce complot présumé montre que plus ca va plus le régime iranien est dangereux. C’est un casus belli, autrement dit un acte de guerre, qui appelle en retour une action militaire.
 
      Egalement dans la presse internationale également ce vendredi, la guerre en Libye. Syrte n’est toujours pas tombée. Les forces du nouveau régime libyen disaient pourtant avoir cerné les derniers fidèles de Mouammar Kadhafi dans deux quartiers de la ville mais ils ont du reculer… Les combats se poursuivent donc dans cette ville en ruine…comme on peut le voir dans les pages du journal britannique The Independent. Après quatre semaines de bombardements puis d'intenses combats de rues, il ne reste plus une maison n'était intacte… Et les canalisations éventrées ont déversé des torrents d’eau dans toute la ville… D’où le titre deThe Independent : Contre vents et marées, l’assault final de la bataille pour Syrte.
Ca c’est pour le front, que l’on voit… Et puis il y a la partie cachée de la guerre, les zones d’ombre, moins héroïques pour le CNT. Mercredi Amnesty International a rappelé à l’ordre le nouveau pouvoir libyen dans un rapport sur les détentions arbitraires et les mauvais traitements infligés aux prisonniers.  Cette réminiscence du régime déchu de Mouammar Kadhafi ternit son image, a averti l’organisation. C’est ce que souligne The Independent dans un dessin présentant les nouveaux maîtres du pays. Ils portent les symboles du CNT mais ont le visage de Kadhafi car ils emploient les mêmes méthodes.
 
      Et enfin, dans les journaux ce vendredi, le faux pas d’Hillary Swank… Elle a assisté le 5 octobre dernier à l’anniversaire du président tchétchène, Ramzan Kadyrov.  En fait officiellement elle était conviée au 193e anniversaire de la fondation de Grozny, la capitale tchétchène, ainsi qu’à l’inauguration d’un nouveau complexe touristique et commercial. Une soirée en grande pompe qui coïncidait comme DE par hasard avec le 35e anniversaire de Ramzan Kadyrov… Ramzan Kadyrov qui n’est pas vraiment un enfant de choeur. Président redouté de cette petite république du Caucase, il a juré de tuer ses ennemis «jusqu'au dernier». Hilary Swank a donc du présenter ses plus plates excuses après avoir été vivement critiquée pour avoir participé à cette fête. C’est que ce nous dit The Independent. Elle n’était pas la seule célébrité à cette fête. Parmi les V.I.P présents figuraient en outre Jean-Claude Van Damme ou encore Seal. Ce dernier, loin de s’excuser, a répondu à un internaute qui le réprimandait sur Twitter. «En y allant, je joue de la musique pour le peuple tchétchène. Je suis musicien, et apprécierais que vous me laissiez en dehors de la politique.». Human Rights Watch a exhorté les artistes concernés à rembourser les cachets conséquents qu’ils ont touchés ce soir-là.
 
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