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Dans la presse

Présidentielle en Algérie : "le saut dans l'inconnu"

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watan saut France 24
9 mn

Dans la presse ce jeudi, la présidentielle imposée par le pouvoir militaire en Algérie a pris des allures de "saut dans l'inconnu". En France, au huitième jour de grève contre la réforme des retraites, le bras de fer se durcit entre les syndicats et le gouvernement. Le plan présenté par Édouard Philippe n'a pas convaincu la CFDT : le syndicat réformiste appelle à faire front commun pour faire reculer le gouvernement sur l'âge pivot à 64 ans. 

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L’Algérie au bord du "saut dans l’inconnu". Le journal El Watan titre sur cette élection imposée par le pouvoir militaire, où cinq candidats proches du clan Bouteflika s’affrontent. Le quotidien appelle au devoir de vigilance pour "déjouer toutes les manœuvres du pouvoir en place" qui menace le caractère pacifique du Hirak, le mouvement de contestation. Après plus de neuf mois de mobilisation, la tenue de cette présidentielle incarne "le déni jusqu’au bout", écrit Liberté Algérie, des hommes du pouvoir face à la "révolution du sourire". "Une révolution populaire qui a ébahi le monde, mais qu’ils continuent à percevoir comme l’ennemi à abattre". La presse proche du pouvoir, s’efforce de son côté de convaincre les Algériens de se rendre aux urnes. Pour le journal Horizons, c’est une "occasion historique pour la consécration de la démocratie" qui permettra "d’éviter le piège de la fitna", la guerre civile, "dramatiquement vécue par l’Algérie pendant la dérive sanglante". Un appel balayé d’un coup de crayon par Hic dans El Watan où ce jeudi les électeurs sont invités à se rendre dans l’isoloir sous bonne escorte…  

La presse internationale prédit déjà une abstention massive car c’est un "scrutin présidentiel sans les Algériens".  Le président élu ce jeudi est "d’ores et déjà discrédité car il ne sera pas reconnu par l’opinion publique". En toile de fond de cette élection, la France est "accusée de tous les maux". La thèse complotiste a pris de l’ampleur depuis le début du mouvement, constate l'Opinion, "la main invisible de l’ancienne puissance coloniale est vue partout y compris chez certains manifestants minoritaires" .

En France, au huitième jour de grève, l’heure est de nouveau à la paralysie avec des syndicats qui font désormais front uni face au gouvernement. L’annonce du plan retraite par Edouard Philippe a suscité la colère du principal syndicat réformiste pourtant favorable au système universel par point voulu par le gouvernement. A la Une de Libération "Philippe mobilise Berger" le patron de la CFDT, en confirmant l’âge pivot à 64 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. C’est le "chiffon rouge" s’insurge Laurent Joffrin dans l’édito … "Edouard Philippe fait un discours pour tenter d’apaiser le mouvement, il réussit à monter tout le monde contre lui". Mais le Premier ministre peut compter sur la presse de droite qui se félicite qu’Edouard Philippe "a fait le choix de la fermeté". Le Figaro salue "cette bonne surprise", l’âge pivot de 64 ans est ici un compromis raisonnable. Pour l’Opinion, "Edouard Philippe engage l’épreuve de force" car le principe de réalité doit prévaloir assure Nicolas Beytout.

Dans ce bras de fer avec les syndicats, El Pais observe de son côté, le retour sur le devant de la scène de la CGT. Pour le quotidien espagnol c’est "Philippe contre Philippe". La CGT de Philippe Martinez, détrônée par la CFDT et en perte de vitesse depuis cinq ans, a marqué des points. Les syndicats, rappelle El Pais, relégués au second plan par le mouvement des Gilets jaunes qui, lui, sans leader, a réussi à faire reculer le gouvernement...

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