Accéder au contenu principal
L'Entretien

A. Rajoelina sur France 24 : "Le problème du remède Covid-Organic, c’est qu’il vient d’Afrique"

Le président malgache Andry Rajoelina, le 10 mai 2020.
Le président malgache Andry Rajoelina, le 10 mai 2020. © FRANCE 24

Dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI, le président malgache Andry Rajoelina revient sur le controversé Covid-Organic, un remède issu de la pharmacopée traditionnelle de Madagascar, présenté comme efficace contre le coronavirus. Bien que n’ayant pas encore obtenu d’autorisation de mise sur le marché et malgré les mises en garde de l’OMS, le traitement est distribué dans plusieurs pays d’Afrique. Selon le chef d’État, le traitement a fait ses preuves à Madagascar, et si un pays européen l’avait découvert, il n’y aurait pas "autant de doutes". 

Publicité

Pour le président malgache, Andry Rajoelina, le Covid-Organic est efficace non seulement pour prévenir le coronavirus, mais également pour guérir de la maladie. "Le Covid-Organic est un remède préventif et curatif contre le Covid-19, qui fonctionne très bien", déclare-t-il dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI, depuis Antananarivo, la capitale de l’île. "À Madagascar, nous avons eu 171 cas, dont 105 guéris" majoritairement par ce remède.

"Une nette amélioration de l’état de santé des patients ayant reçu ce remède a été observée en 24 heures seulement après la première prise. La guérison a été constatée après sept jours, voire dix jours. Ce remède est naturel, non toxique et non invasif", assure-t-il.

Les éventuels effets du Covid-Organic, breuvage à base d'artemisia, une plante à l'effet thérapeutique reconnu contre le paludisme, n'ont pourtant été validés par aucune étude scientifique et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recommande des essais cliniques rigoureux, a mis en garde jeudi 7 mai 2020 contre "l'adoption d'un produit qui n'a pas été soumis à des tests pour en vérifier l'efficacité".

Médecine traditionnelle

Le président Andry Rajoelina balaie les doutes sur l’efficacité de ce remède, laissant entendre que ces positions sont dictées par une vision archaïque de l’Afrique. "Si c’était un pays européen qui avait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doutes ? Je ne pense pas […] Le problème c’est que cela vient d’Afrique. Et on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar, qui est le 163e pays le plus pauvre du monde, ait mis en place cette formule pour sauver le monde".

Il rappelle que Madagascar a une longue tradition de médecine traditionnelle et note, par ailleurs, que de nombreux médicaments autorisés en Occident, se sont révélés nocifs, voire meurtriers, comme le Médiator en France.  

Enfin, interrogé sur le litige avec la France à propos des îles éparses, ces quatre îles au large des côtes malgaches, Andry Rajoelina explique que l’objectif annoncé avec le président français de trouver une solution d’ici au 26 juin 2020, date du soixantième anniversaire de l’indépendance de Madagascar, ne pourra être tenu en raison de la crise sanitaire du Covid-19.

Il rappelle que son pays réclame "la restitution" par la France de ces îles et rejette toute idée d’une cogestion.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.