Dans la presse

Crise sanitaire en France : "Le coût faramineux des économies à l'hôpital"

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A la Une de la presse, ce matin, le lancement, aujourd’hui, en France, de sept semaines de concertation pour améliorer les conditions de travail et la prise en charge des malades dans les hôpitaux, après la crise sanitaire. Un rendez-vous sur fond de colère des personnels hospitaliers. La dernière polémique autour de Donald Trump aux Etats-Unis. Et les critiques contre le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui continue de défendre l'un de ses conseillers, accusé de ne pas avoir respecté le confinement.

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« Monsieur, le président, vos paroles ne suffisent plus » : à la Une de Libération, un collectif de soignants interpelle Emmanuel Macron. «Depuis des mois, des ­années, bien avant votre élection c’est vrai, écrivent-ils au chef de l’Etat, de très nombreux  professionnels ont exprimé leurs ­inquiétudes (sur) l’évolution ­extrêmement préoccupante du système de santé, ­sans réponse à la hauteur des problèmes  soulevés». «Vous avez pu compter sur nous, montrez-nous que nous pouvons désormais compter sur vous», conclut leur lettre, en mettant en cause «l’absurdité d’un système ne justifiant les soins que s’ils sont «rentables»». Libération, qui juge le système de santé «malade d’avoir été trop soumis depuis des années aux impératifs de rentabilité et de concurrence», se demande si le chef de l’Etat est réellement prêt à «la nécessaire révolution» attendue par les personnels hospitaliers, faute de quoi «la colère des soignants sera difficile à contenir», selon le journal. L’Humanité, pour sa part, rappelle «le coût faramineux pour la société tout entière qu’a entraîné, à la lumière de la crise, la folie libérale qui a consisté à traiter le système public comme un «coût» à réduire». «Le manque de lits a été un facteur aggravant de la crise sanitaire, au même titre que la pénurie de masques et de tests, entraînant l’allongement des mesures de restriction dont on n’a pas fini de payer les ravages sociaux, scolaires, économiques», d'après le journal - qui cite le chiffre de 100 000 personnes hospitalisées depuis le début de l’épidémie, «soit sensiblement le nombre de lits supprimés en vingt ans»…

100 000 personnes décédées des suites du coronavirus, c’est le cap que s’apprêtent à franchir les Etats-Unis, où The New York Times a publié hier en Une les noms d'un millier de victimes du coronavirus. «Presque 100 000  morts, une perte incalculable», titrait le journal, à propos des victimes derrière ce chiffre symbolique. Pendant ce temps-là, Donald Trump profitait du week-end pour s’adonner aux joies du golf, provoquant la colère de ses détracteurs, dont le dessinateur Slyngstad. «100 000? c’est rien! J’ai failli faire un super coup sur le dernier trou», balaie le président américain dans le dessinateur Slyngstad trouvé sur Twitter - devant les noms des victimes inscrits à la Une du NYT.

Sur quelle planète vit Donald Trump?, s’interrogent souvent ses opposants. Et "sur quelle planète" vivent Boris Johnson et son entourage, se demande ce matin The Daily Mail. Au Royaume-Uni, la presse se déchaîne contre le Premier ministre et son proche conseiller Dominic Cummings, qui est accusé d'avoir effectué plusieurs déplacements interdits durant le confinement - rien d’illégal, ni même de répréhensible, selon Boris Johnson, qui refuse de lâcher Dominic Cummings…

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