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L'ancien président du Niger Mamadou Tandja est décédé

Mamadou Tandja à Bruxelles le 17 novembre 2006.
Mamadou Tandja à Bruxelles le 17 novembre 2006. © Yves Herman, Reuters
3 mn

À la tête du Niger entre 1999 et 2010, Mamadou Tandja, qui restait une figure populaire dans le pays, est décédé, mardi, à Niamey à l'âge de 82 ans. Un deuil national de trois jours a été annoncé par les autorités.

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L'ancien président du Niger Mamadou "Baba" Tandja, qui avait dirigé le pays de 1999 à 2010, date de son renversement par un putsch, est décédé mardi 24 novembre à l'âge de 82 ans, selon un communiqué de la présidence lu à la télévision publique nigérienne.

"Le président de la République et le gouvernement ont le regret de vous annoncer le décès de son excellence Tandja Mamadou, ancien président de la République du Niger, décès survenu ce jour 24 novembre à Niamey", selon le texte, qui ne précise pas la cause de la mort. "Un deuil de trois jours sera observé sur toute l'étendue du territoire national", conclut le texte.

Ancien militaire ayant participé au putsch contre le président Diori Hamani au profit du général Seyni Kountché (mort au pouvoir en 1987), Tandja avait ensuite été ministre à plusieurs reprises avant d'être élu président en 1999.

"Baba" Tandja

Renversé en 2010 par un putsch militaire après avoir voulu s'accrocher au pouvoir après les deux mandats auxquels lui donnait droit la Constitution, Tandja restait une figure populaire au Niger. Avec le temps la rue semblait avoir oublié les derniers mois de son régime pour ne retenir que l'image de "Baba" Tandja, le père de la nation, qui luttait contre la pauvreté.

Alors que ses partisans ont longtemps espéré son retour sur la scène politique, Tandja s'était définitivement retiré, après des soins médicaux en France en 2015.

Plusieurs télévisions dont la télévision publique ont suspendu leurs programmes pour diffuser en boucle des chants religieux et des photos de Tandja.

"Le Président Tandja vient de nous quitter après avoir vaillamment lutté contre la mort. Je présente mes condoléances émues à sa famille. C'était un grand homme. Il nous laisse le souvenir d'un président au patriotisme chevillé au corps. Qu’il repose en paix !", a tweeté l'ancien ministre Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de décembre. 

Le président Mahamadou Issoufou, qui quittera le pouvoir après deux mandats en décembre, a lui fait part de "sa profonde émotion".

Avec AFP

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