REPORTAGE

Dix ans après la révolution égyptienne, les activistes dans le viseur du gouvernement

Plus de 60 000 prisonniers politiques sont aujourd’hui incarcérés en Égypte, souvent sans aide juridique ou sans procès.
Plus de 60 000 prisonniers politiques sont aujourd’hui incarcérés en Égypte, souvent sans aide juridique ou sans procès. © France 24
Texte par : Claire WILLIOT | Edouard DROPSY
4 mn

Les révolutionnaires chantaient "Pain, Liberté et Justice sociale". Dix ans après le début de la révolution égyptienne, la liberté dans le pays a été drastiquement réduite. Au moins 60 000 prisonniers politiques sont aujourd’hui incarcérés, souvent sans aide juridique ou sans procès. Au Caire, un reportage au Caire signé Claire Williot et Edouard Dropsy.

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À l'occasion des 10 ans du début des manifestations en Égypte, qui ont conduit à la chute d'Hosni Moubarak en 2011, France 24 publie une série de reportages pour faire le point sur les aspirations des manifestants.

Dans les rues, ils chantaient "Pain, Liberté et Justice sociale". Mais au cours de la dernière décennie, la répression contre les manifestants et les défenseurs des droits s’est considérablement accrue dans le pays. L’ONG EIPR (Egyptian Initiative for Personal Rights) fait partie des organisations visées par le pouvoir.

"Quand Sissi a été élu en 2014, il a changé la loi contre le terrorisme et tout est devenu terrorisme", dénonce Hossam Bahgat, directeur par interimde l’ONG. "Le problème est que les autorités judiciaires ont commencé à soutenir cette machine. Personne n’est en sécurité et je pense que chaque gyptien le sait".

Aujourd’hui, l’Égypte compterait 60 000 prisonniers politiques. Un chiffre sous-évalué pour les organisations de défense des droits de l'Homme.

 

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