Guinée-Conakry : face au retour d'Ebola, l'OMS va envoyer rapidement de l'aide

Une jeune fille infectée par Ebola voit sa température vérifiée lors de l'épidémie d'Ebola en 2014 en Guinée.
Une jeune fille infectée par Ebola voit sa température vérifiée lors de l'épidémie d'Ebola en 2014 en Guinée. © Carl de Souza, AFP
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La Guinée est à nouveau en "situation d'épidémie" de fièvre hémorragique Ebola après la confirmation de l'apparition dans le sud-est du pays de sept cas, dont trois mortels, a indiqué dimanche le patron de l'agence sanitaire guinéenne, Sakoba Keïta. L'OMS va envoyer de l'aide.

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Cinq ans après la fin de la précédente épidémie, la fièvre hémorragique Ebola fait son retour en Guinée. Le patron de l'agence sanitaire locale, Sakoba Keïta, a confirmé sa résurgence dimanche 14 février avec l'apparition dans le sud-est du pays de sept cas, dont trois mortels.

Samedi soir, le ministre de la Santé, Rémy Lamah, avait évoqué un bilan de quatre morts. Les responsables sanitaires n'ont pas précisé dans l'immédiat pourquoi ce bilan avait été ramené à trois morts.

Il s'agit de la première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l'Ouest, d'où était partie la pire épidémie de l'histoire du virus, qui avait fait plus de 11 300 morts entre 2013 et 2016.

À l'issue d'une réunion d'urgence à Conakry, le Dr Keïta, qui dirige l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), a expliqué devant la presse qu'une personne était décédée fin janvier à Gouecké, dans la région de Guinée forestière, proche de la frontière avec le Liberia.

"Son enterrement a eu lieu à Gouecké le 1er février et certaines personnes qui ont pris part à cet enterrement ont, quelques jours après, commencé à avoir des manifestations de diarrhées, de vomissements, de saignements et de fièvre", a déclaré le chef de l'agence sanitaire.

Des premiers échantillons testés par un laboratoire mis sur pied par l'Union européenne à Guéckédou, dans la région, ont révélé vendredi la présence du virus Ebola chez certains d'entre eux, a-t-il dit. 

"Ce matin très tôt, le laboratoire de Conakry a confirmé la présence du virus Ebola", a ajouté le Dr Keïta. "Au total, on a dénombré sept cas, dont trois décès", a-t-il déclaré.

L'OMS à la rescousse

"Cette situation met la Guinée en situation d'épidémie d'Ebola", a souligné le médecin.

En réaction, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) va déployer rapidement des moyens, dont des doses de vaccins, pour aider la Guinée à faire face à la résurgence de l'épidémie, a indiqué son représentant à Conakry.

"Nous allons déployer rapidement les capacités nécessaires pour appuyer la Guinée, qui a déjà une grande expérience", a déclaré devant la presse le professeur Alfred George Ki-Zerbo à l'issue d'une réunion avec les autorités sanitaires de ce pays d'où était partie en 2013 la pire épidémie d'Ebola.

Les vaccins et l'amélioration des traitements contre la maladie ont permis de mettre fin, en 2020, à la deuxième plus grande flambée épidémique connue à ce jour, en République démocratique du Congo (RDC). L'épidémie a été déclarée vaincue en juin dernier après deux ans d'efforts et quelque 2 200 morts. Dimanche, la RDC a toutefois signalé un quatrième cas de personne contaminée par Ebola dans la province du Nord-Kivu, où le virus est réapparu le 7 février.

Avec AFP et Reuters

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