La Guinée commence sa campagne de vaccination contre Ebola

La campagne de vaccination a débuté le 23 février en Guinée, dix jours après la résurgence de la maladie dans le pays.
La campagne de vaccination a débuté le 23 février en Guinée, dix jours après la résurgence de la maladie dans le pays. © Cellou Binani, AFP
|
Vidéo par : Hanane SAÏDANI
5 mn

Les autorités sanitaires ont entamé, mardi, la campagne de vaccination contre Ebola en Guinée après avoir reçu 11 300 doses de vaccins pour combattre la récente résurgence de la maladie dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. 

Publicité

Des vaccins pour "Protéger les contacts des malades et encercler l’épidémie". Depuis le tarmac de Conakry, où ont été livrées, lundi soir, 11 000 doses de vaccins contre Ebola, le consultant de l’OMS en Guinée, George Ki-Zerbo, a dévoilé la stratégie de la campagne vaccinale qui débute mardi 23 février. Une épidémie réapparue dans le pays il y a dix jours qui "inquiète la Guinée, mais également ses voisins" a-t-il précisé. 

Les 11 000 doses de vaccin Merck fournies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) devaient initialement être livrées dimanche, mais l'avion en provenance de Genève a été empêché de se poser par d'épais nuages saisonniers de poussière et a été dérouté sur le Sénégal et Dakar.  

Un avion de United Mining Supply, entreprise de transport et de logistique spécialisée dans l'activité minière en Guinée, a été dépêché au Sénégal pour assurer le transbordement et convoyer les vaccins.

L'OMS prévoit d'acheminer prochainement des États-Unis 8 500 doses supplémentaires.

En finir "en six semaines"

Sur le terrain, l'immunisation a débuté à Gouécké, une localité de Guinée forestière (sud) où les premiers cas liés à cette résurgence d'Ebola ont été détectés le 13 février, cinq ans après une épidémie meurtrière en Afrique de l'Ouest.

À Gouécké, une demi-douzaine de personnes, des proches de l'infirmière touchée en premier et morte fin janvier, ont reçu une dose du vaccin sous une petite tente fraîchement dressée aux abords du centre de santé décrépit de la ville, a constaté un journaliste de l'AFP. "Je pense qu'en six semaines, on peut en avoir terminé avec cette maladie", a confié sur place à l'AFP le ministre de la Santé, le général Rémy Lamah.

Mardi, la campagne de vaccination a également débuté à Dubréka, selon le Dr Halimatou Keïta, médecin dans l'hôpital de cette ville de la périphérie de Conakry.

Mercredi, elle se poursuivra à Nzérékoré, chef-lieu de la Guinée forestière situé à une quarantaine de kilomètres de Gouéké, où 1 600 doses de vaccins ont été acheminées en deux rotations aériennes.

Un total de 385 cas contacts de l'infirmière et de ses proches étaient recensés mardi, a indiqué à l'AFP Bouna Yattassaye, directeur adjoint de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS). Ils font dans leur grande majorité l'objet d'un suivi et seront prioritairement vaccinés.

En RD Congo aussi

C'est la première résurgence d'Ebola en Afrique de l'Ouest depuis l'épidémie de 2013-2016 qui a causé plus de 11 300 décès, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.   

Ebola est également réapparu récemment en République démocratique du Congo.

Le virus se transmet à l'homme par des animaux infectés. La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, des vomissements, des saignements ou des diarrhées. 

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine