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Émission spéciale : le Brésil, épicentre du Covid-19 en Amérique latine

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Au Brésil, la progression de la pandémie de coronavirus s’accélère et le pays a déjà enregistré plus de 25 000 morts. Au premier rang des victimes figurent les personnes pauvres et isolées. Pourtant, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro continue de nier la gravité de la situation.

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Nos reportages :

- La stratégie du président Bolsonaro, un pari risqué. Le Brésil, plus grand pays d'Amérique latine, déplore désormais plus de 25 000 morts, selon les chiffres du ministère – qui sont, d'après la communauté scientifique, largement sous-évalués –, et enregistre au moins 411 821 personnes contaminées. Malgré la farouche opposition du président Jair Bolsonaro, les États sinistrés de Sao Paulo et de Rio de Janeiro ont décrété fin mars un confinement de leur population. Mais cette mesure n'est assortie d'aucune coercition et ne suffit visiblement pas à endiguer la propagation de la pandémie. De son côté, le président populiste, qui a qualifié la maladie de "petite grippe", continue de fanfaronner. Au diable confinement, masques et gestes barrière... Il multiplie les bains de foule, à la rencontre de ses partisans.

>> À voir, notre Débat : "Covid-19 au Brésil, Bolsonaro responsable ?"

- Dans les favelas de Rio de Janeiro, les habitants sont particulièrement touchés par le Covid-19. En l'absence d'hygiène, de couverture santé et d'accès aux soins, difficile d'échapper au virus. Dans ces bidonvilles, les cas se multiplient, les malades sont plus jeunes que la moyenne des victimes dans le monde et plus gravement touchés. Reportage de Fanny Lothaire et Laura Damase. 

- Les communautés autochtones, particulièrement vulnérables. Déjà menacés par la déforestation grandissante depuis l'élection de Jair Bolsonaro, les indigènes se retrouvent démunis face au coronavirus. Des ONG redoutent l'extinction de certaines tribus vivant dans les régions les plus reculées du pays.

- Rencontre avec l’artiste brésilien Julio Villani, qui vit entre Rio et Paris. Très remonté contre les autorités de son pays, ce plasticien a fait passer son message sur les murs de l'ambassade du Brésil à Paris.

>> À voir, notre Reporters : "Populisme et pandémie, le choc brésilien"

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