Dans la presse

Mort de George Floyd : "Trump souffle sur les braises"

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A la Une de la presse ce lundi 1er juin, les manifestations ponctuées de violences et de pillages, qui s’étendent désormais à une trentaine de villes aux Etats-Unis, après la mort de George Floyd, cet Afro-Américain, tué par un policier blanc, la semaine dernière, alors qu'il était désarmé. Et la mort, samedi, d'un Palestinien autiste de 32 ans, abattu par la police israélienne à Jérusalem, alors qu'il était, lui aussi, désarmé.

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The New York Times estime que le président Trump, qui a appelé à la répression des manifestants et désigné l'extrême-gauche comme étant derrière les débordements, «souffle sur les braises en ces temps de discorde» aux Etats-Unis. «M. Trump, écrit le journal, se présente lui-même comme quelqu'un qui recherche le conflit, pas la conciliation, comme un combattant, pas un pacificateur. Et il se montre à la hauteur de cette image en ces temps périlleux. Face à une nation au bord du précipice, ravagée par la maladie, sonnée par l'effondrement économique, divisée sur le confinement et même sur les masques; face à une nation de nouveau secouée par la question raciale, son premier instinct a été de chercher quelqu'un avec qui se battre».

L’attitude belliqueuse du président Trump, candidat à sa réélection en 2020, inspire un dessin de Brian Alcock, où on le voit écrasant avec son genou la nuque de la démocratie américaine. Et celle-ci disant, comme George Floyd avant de mourir, ne pas parvenir à respirer. «C’est un miracle! Je leur avais dit que le virus disparaîtrait quand ça se réchaufferait», fait aussi dire à Donald Trump le dessinateur David Rowe, qui le montre nu face à son pays en flammes, tel l’empereur Néron contemplant  l’incendie de Rome. Deux dessins trouvés sur Twitter.

Indignation, également, à Jérusalem, après la mort, samedi, d’un Palestinien autiste de 32 ans, Eyad Hallaq, abattu par la police, alors qu’il était, lui aussi, désarmé. Une bavure qui a nourri des «parallèles avec les violences policières racistes américaines», d’après le quotidien français Libération, qui rapporte que quelques centaines d’activistes se sont rassemblés à Jérusalem derrière des banderoles reprenant les slogans afro-américain : «Palestinian lives matter», «Les vies palestiniennes comptent», ou «Justice pour George, Justice pour Ryad». Des militants dénoncent un regain de violences policières à Jérusalem-Est et une culture de l’impunité au sein de la police locale.

«Etre Noir aux Etats-Unis ne devrait pas être passible de la peine de mort. Qu’en est-il du fait d’être Palestinien?», interpelle le journal israélien Haaretz. «Aux Etats-Unis, les policiers abattent des Noirs, dont le sang a peu de prix. En Israël, ils abattent des Palestiniens, dont le sang a moins de prix encore ». Le quotidien affirme qu’aux Etats-Unis, les meurtres d’Afro-Américains «déclenchent des manifestations», alors qu’en Israël, ils «endorment» les Israéliens.

George Floyd et Ryad Hallaq étaient «tous deux des civils, tués par la police», «leurs décès tragiques et scandaleux font partie d'une longue histoire de violence», «mais les similitudes s'arrêtent là», d’après Israel Hayom - qui juge «la tentative d'établir des parallèles entre Jérusalem et Minneapolis manipulatrice et irresponsable». «La fusillade de Jérusalem, aussi horrible soit-elle, assure le gratuit israélien, ne s’est pas produite dans un contexte racial, mais dans le contexte d'un conflit nationaliste, qui crée, malheureusement, de la terreur».

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