USA 2020

Aux États-Unis, la transition entre Donald Trump et Joe Biden reste dans l'impasse

Joe Biden s'exprimant à Wilmington, dans le Delaware, le 10 novembre 2020.
Joe Biden s'exprimant à Wilmington, dans le Delaware, le 10 novembre 2020. © Capture d'écran France 24

Le président élu Joe Biden a affirmé mardi que le refus de Donald Trump de concéder sa défaite à la présidentielle américaine était "source d'embarras", alors que les proches du président sortant, comme le secrétaire d'État, Mike Pompeo, font bloc pour contester les résultats.

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Comme dans deux réalités parallèles, une semaine après l'élection du 3 novembre, le président républicain sortant, Donald Trump, continue de crier victoire tandis que le président élu, Joe Biden, reçoit les félicitations de nombreux dirigeants étrangers

Le refus de son rival de reconnaître la défaite ? Une "source d'embarras", a lancé Joe Biden mardi 10 novembre à Wilmington, dans le Delaware. Cela n'aura "pas beaucoup d'impact" sur le transfert du pouvoir, mais pourra nuire à "l'héritage" politique du républicain, a-t-il souligné.

"Monsieur le président, j'ai hâte de vous parler."

À une journaliste qui lui demandait ce qu'il dirait à Donald Trump si ce dernier était en train de regarder sa conférence de presse, Joe Biden a répondu, en fixant la caméra et avec un sourire : "Monsieur le président, j'ai hâte de vous parler."

Quoi qu'il en soit, Joe Biden a annoncé que son équipe était déjà en train de former une administration prête à prendre le relais le 20 janvier prochain lors de l'investiture : "Nous allons avancer, de manière cohérente, en préparant notre administration et en examinant qui nous allons choisir pour les postes du cabinet, et rien n'arrêtera cela."

Le septuagénaire a reçu mardi les félicitations du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui entretient de bons rapports avec Donald Trump. Et il s'est entretenu au téléphone avec d'autres dirigeants étrangers : le Premier ministre britannique, Boris Johnson, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre irlandais, Micheal Martin. "Je leur ai dit que l'Amérique était de retour", "ce n'est plus l'Amérique seule", a lancé Joe Biden, brocardant l'unilatéralisme de son rival, chantre de "l'Amérique d'abord".

Trump, inhabituellement discret

De son côté, Donald Trump ne s'est échappé qu'à deux reprises de la Maison Blanche depuis le jour de l'élection, pour aller jouer au golf au cours du week-end. Le milliardaire républicain s'en remet à son canal de communication favori, Twitter, pour occuper l'espace et relayer ses accusations de fraude électorale, souvent épinglées par le réseau, faute d'éléments concrets pour les étayer.

"Nous allons gagner !", a-t-il promis mardi matin, en lettres capitales, comme pour mieux se convaincre que les efforts juridiques engagés par son équipe pour contester les résultats dans les États clés abandonnés à Joe Biden avaient une chance d'aboutir. 

"Nous avançons à grands pas. Les résultats commenceront à tomber la semaine prochaine", a-t-il encore écrit alors que le ministre de la Justice a donné son feu vert à l'ouverture d'enquêtes sur d'éventuelles irrégularités lors du scrutin.

Mike Pompeo soutient Trump

Il a reçu le soutien clair de son chef de la diplomatie, Mike Pompeo, qui a promis une "transition en douceur vers une seconde administration Trump". Une formule qui a fait sourire Joe Biden lorsqu'on lui a demandé s'il voulait la commenter. "L'ensemble du Parti républicain, à quelques exceptions près, est légèrement intimidé par le président en exercice, mais il n'y a qu'un seul président à la fois", a répondu le démocrate.

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Un peu plus tard sur la chaîne Fox News, Mike Pompeo n'a pas invoqué l'ironie ou le second degré, mais a semblé atténuer un peu la portée de son propos. "Nous verrons ce que les gens ont décidé" quand toutes les voix auront été comptées, a-t-il expliqué.

D'autres grands noms républicains sont restés plus en retrait, tandis que seule une poignée de sénateurs a reconnu la victoire de Joe Biden. 

Avec AFP et Reuters

 

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