Covid-19 : la ville de New York ferme de nouveau ses écoles publiques

Des élèves passent devant une école publique, le 5 octobre 2020, dans le quartier de Brooklyn, à New York.
Des élèves passent devant une école publique, le 5 octobre 2020, dans le quartier de Brooklyn, à New York. © Angela Weiss, AFP

Le maire de New York a confirmé la fermeture dès jeudi des écoles publiques de la ville après que le taux de positivité des tests a atteint le seuil des 3 %, à partir duquel il s'était engagé à prendre cette mesure qui reste controversée.

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Alors que l'épidémie de Covid-19 continue de faire rage aux États-Unis, le maire de New York a annoncé la fermeture dès jeudi 19 novembre des écoles publiques. Le taux de positivité des tests dans la première ville américaine a atteint les 3 %, seuil à partir duquel le maire s'était engagé à prendre cette mesure auprès des syndicats d'enseignants. "Nous devons lutter contre la deuxième vague", a souligné Bill de Blasio, en renvoyant tous les élèves vers l'enseignement en ligne pour une durée non précisée.

Pourtant la mesure, qui devrait s'accompagner bientôt d'autres restrictions comme la fermeture des salles de gym et de restaurants, est controversée. Dans les écoles même, le taux de positivité ne dépasse pas 0,19 %. Et beaucoup citent l'exemple européen, où de nombreux pays maintiennent les écoles ouvertes pour le bien-être des enfants, malgré un reconfinement du reste de la population.

250 000 morts aux États-Unis

Ville la plus endeuillée par la première vague de l'épidémie au printemps, New York a jusqu'ici assez bien résisté à la deuxième : avec 3 % de positivité, la métropole et l'ensemble de l'État de New York sont parmi les moins touchés aux États-Unis. D'autres États déplorent des taux de positivité à deux chiffres, autour de 50 % parfois dans le Midwest. Et les autorités craignent une nouvelle flambée du virus avec les retrouvailles familiales pour la fête de Thanksgiving, le 26 novembre. Le pays déplore désormais plus de 250 000 morts, a indiqué mercredi l'université Johns Hopkins

L'arrivée des vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech et Moderna, les plus avancés, se précise pourtant : Pfizer a indiqué mercredi que des résultats complets de ses essais cliniques à grande échelle montraient que son vaccin était efficace à 95 % et qu'il demanderait une autorisation de commercialisation "d'ici quelques jours" à l'Agence américaine des médicaments (FDA).

Pas de vaccin pour enrayer la deuxième vague

Les États-Unis, l'Europe et d'autres pays ont déjà réservé des centaines de millions de doses. Mais la vaccination sera d'abord réservée au personnel hospitalier et aux personnes les plus vulnérables, et le reste de la population devra attendre encore plusieurs mois.

Les vaccins n'arriveront pas à temps pour enrayer la deuxième vague, et beaucoup de pays "vont continuer à l'affronter sans vaccins", a toutefois prévenu mercredi Michael Ryan, responsable des situations d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Je pense que cela mettra au moins quatre à six mois avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination où que ce soit", a-t-il déclaré.

L'OMS s'est cependant félicitée d'une baisse du nombre de nouveaux cas en Europe la semaine dernière (-10 %), même si la pression reste forte avec 1,84 million de cas supplémentaires. Le nombre de morts continue toutefois d'augmenter : plus de 29 000 nouveaux morts ont été enregistrés sur le continent européen pendant cette période, soit 18 % de plus que la semaine précédente. Et la pandémie menace de submerger certains systèmes de santé, notamment dans le sud de l'Italie.                    

 Avec AFP

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