Covid-19 : les États-Unis dépassent le cap des 20 millions de contaminations

Deux infirmières s'équipant à Los Angeles, aux États-Unis.
Deux infirmières s'équipant à Los Angeles, aux États-Unis. © Jae C. Hong, AP

Les États-Unis ont dépassé le cap des 20 millions de contaminations au Covid-19, vendredi, alors que les campagnes de vaccination prennent du retard dans de nombreux pays.

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L'année 2021 débute comme 2020 s'est achevé : sous le signe du covid-19. Aux États-Unis, le cap des 20 millions de contamination au coronavirus a été franchi, tandis que la campagne de vaccination prend du retard dans de nombreux pays, refroidissant les espoirs d'embellie en cette nouvelle année. 

La flambée de l'épidémie ne donne aucun signe de ralentissement aux États-Unis, le pays le plus endeuillé du monde avec plus de 347 500 morts du virus. 

Thanksgiving puis Noël, vecteurs de contaminations

La première puissance mondiale avait atteint la barre des 10 millions de cas détectés le 9 novembre, et le rythme des nouvelles infections s'est emballé depuis. Ce spectaculaire rebond de l'épidémie depuis l'automne a été aggravé par les déplacements de millions d'Américains pour la grande fête familiale de Thanksgiving, fin novembre, et les réjouissances de fin d'année, malgré les nombreux appels des autorités à rester chez soi. 

Les espoirs d'une éradication de la maladie nourris par l'arrivée des vaccins ont de leur côté été refroidis par la lenteur de la campagne de vaccination américaine, plombée par des difficultés logistiques et des hôpitaux débordés.   

Seuls 2,8 millions d'Américains avaient reçu vendredi la première dose de leur vaccin contre le Covid-19, loin de l'objectif affiché par l'administration Trump, de 20 millions de personnes vaccinées d'ici la fin de l'année.  

Un retard déploré par le président élu Joe Biden, qui s'est toutefois montré déterminé à accélérer la cadence. "Soyons clairs : l'administration Biden-Harris ne va pas ménager ses efforts pour faire en sorte que les gens soient vaccinés", a-t-il assuré, vendredi. 

"Je suis plus optimiste que jamais (...) nous avons les équipes les plus efficaces au monde", avait aussi déclaré la veille le démocrate qui prendra ses fonctions le 20 janvier.  

Vaccination lente

Les campagnes de vaccination font aussi l'objet de critiques en Europe. Des médecins allemands ont déploré que le personnel hospitalier ne soit pas prioritaire dans leur pays. En France, c'est la lenteur du processus qui alarme. 

Une partie des difficultés tient au nombre relativement faible de commandes effectuées par l'UE pour ses 27 pays membres, avec un contrat signé seulement en novembre, plus tard que d'autres pays. 

La société allemande BioNTech a expliqué prévoir d'augmenter rapidement en Europe la production de son vaccin développé avec son partenaire américain Pfizer, afin d'y combler un "manque" en l'absence d'autres vaccins approuvés. BioNTech compte notamment faire tourner dès février une nouvelle unité de fabrication à Marburg, en Allemagne. 

La reine du Danemark Margrethe II, très populaire dans son pays, s'est fait vacciner, vendredi. La souveraine a fêté en 2020 ses 80 ans, ce qui la plaçait dans la première cohorte des Danois pouvant bénéficier d'un vaccin. 

En attendant, la pandémie a fait au moins 1 820 970 morts dans le monde pour plus de 83 millions de personnes contaminées, selon un bilan établi par l'AFP vendredi vers 20 h 30 GMT d'après des chiffres officiels. 

En France, le couvre-feu en vigueur dans tout le pays de 20 h à 6 h démarrera à 18 h à partir de samedi dans une grande partie du pays où la situation sanitaire est jugée particulièrement alarmante, notamment sur la Côte d'azur. 

Ce couvre-feu a été globalement respecté dans toute la France pendant la nuit du Nouvel An, mais une immense "rave party" en Bretagne, dans l'Ouest, a rassemblé jusqu'à 2 500 personnes venues de tout le pays et de l'étranger et se poursuivait dans la nuit de vendredi à samedi. Le secteur a été cerné par les forces de l'ordre qui infligeaient systématiquement des amendes à toutes les personnes quittant les lieux. 

La Norvège, où le taux de contamination au Covid-19 est l'un des plus faibles d'Europe, rend obligatoire à partir de samedi un test de dépistage du Covid-19 pour entrer sur son territoire. 

Cette décision intervient après la découverte en Norvège de cinq cas de Covid-19 liés au nouveau variant du coronavirus apparu au Royaume-Uni et présenté par le gouvernement britannique comme plus contagieux. 

Ce nouveau variant a été détecté pour la première fois cette semaine aux États-Unis dans le Colorado, en Californie et désormais en Floride. Mais le célèbre immunologue américain Anthony Fauci a assuré "ne pas être surpris" ni particulièrement inquiet, estimant qu'il circulait déjà "probablement dans d'autres États". 

La souche mutante britannique a aussi été repérée en Turquie, a annoncé vendredi le ministre turc de la Santé Fahrettin Koca, chez 15 personnes ayant récemment voyagé au Royaume-Uni. Les vols en provenance du Royaume-Uni ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre. 

Avec AFP

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