À Washington, quatre morts et 90 arrestations après l'intrusion des pro-Trump au Capitole

Des partisans du président Donald Trump font face à des officiers de la police du Capitole américain devant la salle du Sénat, le mercredi 6 janvier 2021 à Washington DC.
Des partisans du président Donald Trump font face à des officiers de la police du Capitole américain devant la salle du Sénat, le mercredi 6 janvier 2021 à Washington DC. © Manuel Balce Ceneta, AP

Quatre personnes sont mortes et 90 personnes ont été arrêtées à Washington, la capitale fédérale des États-Unis, mercredi, après une interruption de plusieurs heures due à l'intrusion violente de partisans pro-Trump dans le siège du Congrès américain.

Publicité

Après le chaos, un triste bilan. quatre personnes sont mortes et au moins 90 personnes ont été arrêtées, mercredi et jeudi,  à Washington, la capitale fédérale des États-Unis, a annoncé la police, après l'envahissement du siège du Congrès américain par des partisans de Donald Trump pour empêcher les parlementaires de certifier la victoire de Joe Biden. 

Au cours d'une conférence de presse tardive le chef de la police de Washington a fait savoir que nombre d'arrestations étaient en lien avec des violations du couvre-feu imposé dans la ville à partir de 18 h (heure locale) par la maire Muriel Bowser en réponse aux troubles. 

Robert Contee a précisé que 26 personnes avaient été arrêtées, mercredi, dans l'enceinte même du Capitole. Plusieurs interpellations concernent des ports d'armes illégaux. 

Assaut du Capitole : la gestion des forces de l’ordre remise en cause

Deux bombes artisanales

La police a aussi découvert deux bombes artisanales aux sièges du Comité national républicain et du Comité national démocrate, a déclaré Robert Contee. 

D'après la police quatre personnes ont perdu la vie lors des incidents : une femme abattue dans le Capitole ainsi que trois autres personnes, mortes à l'extérieur, dans des circonstances qui restent à déterminer. 

Le nombre d'arrestations reste néanmoins très réduit en comparaison aux plus de 300 personnes qui avaient été arrêtées par la police après les manifestations du 1er juin contre les violences policières et les discriminations raciales après la mort de George Floyd

Si la police de Washington a été à l'époque jugée trop agressive, elle suscite cette fois des interrogations pour son incapacité à empêcher des manifestants de pénétrer dans le Capitole puis pour avoir laissé certains contestataires quitter le bâtiment sans être arrêtés. 

Le FBI a demandé à la population de donner tout élément permettant d'identifier des personnes "activement" impliquées dans les troubles. 

Avec Reuters 

 

 

 

    

                   

  

    

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine