La communauté internationale condamne l'assaut des pro-Trump au Capitole

Des partisans de Donald Trump à l'assaut du Congrès américain, le 6 janvier 2021.
Des partisans de Donald Trump à l'assaut du Congrès américain, le 6 janvier 2021. © Alex Edelman, AFP

Les dirigeants mondiaux ont vivement dénoncé le coup de force lancé mercredi par des partisans de Donald Trump contre le Congrès américain. Le président français Emmanuel Macron a notamment appelé à ne pas céder "à la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause" la démocratie.

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"Honteuses", "choquantes", "préoccupantes" : les violences du mercredi 6 janvier à Washington, avec l'assaut de manifestants pro-Trump au Capitole, ont été condamnées par les dirigeants mondiaux, qui ont dénoncé une "attaque contre la démocratie" et appelé au respect du résultat de l'élection présidentielle.

En France, le président Emmanuel Macron a diffusé une vidéo, dans la nuit de mercredi à jeudi : "Nous ne cèderons rien à la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause" la démocratie, a-t-il réagi. "Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d'un président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d'une élection, c'est une idée universelle – celle d'un homme, une voix – qui est battue en brèche", a-t-il ajouté.

En Allemagne, Angela Merkel s'est dite jeudi "triste" et "en colère". "Je regrette profondément que le président Trump n'ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier" mercredi, a déclaré la chancelière allemande à la presse, relevant que "les doutes sur le résultat de l'élection ont été alimentés et ont créé l'atmosphère, qui a rendu possible les événements" de Washington.

Et d'ajouter : "Je suis très soulagée que nous apprenions ce matin que cette certification a eu lieu au Congrès. Joe Biden sera le prochain président. Cela signifie que les forces démocratiques ont prévalu". L'entrée en fonction du président élu et de Kamala Harris "ouvrira un nouveau chapitre dans moins de deux semaines", a fait valoir la chancelière.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des "scènes honteuses", et appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden. "Rien ne peut justifier ces tentatives violentes pour faire échouer la transition légale et conforme du pouvoir", a jugé de son côté le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

Le patron de l'ONU "attristé"

"Je crois dans la force des institutions et de la démocratie américaine. Une transition pacifique en est le cœur", a tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. "Joe Biden a gagné l'élection. Je me réjouis de travailler avec lui en tant que prochain président des États-Unis", a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a été "attristé" par l'intrusion au Capitole, selon son porte-parole Stephane Dujarric. "Dans de telles circonstances, il est important que les responsables politiques fassent comprendre à leurs partisans la nécessité d'éviter la violence et de respecter les processus démocratiques et l'état de droit", a souligné le porte-parole dans un communiqué.

Le chef de l'Otan Jens Stoltenberg a quant à lui dénoncé des "scènes choquantes", et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

Le voisin canadien inquiet

"Les Canadiens sont profondément inquiets et tristes des attaques contre la démocratie aux États-Unis, notre plus proche allié et voisin", a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur Twitter. "La violence ne réussira jamais à renverser la volonté du peuple", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre australien a déploré des "scènes très pénibles au Congrès américain". "Nous condamnons ces actes de violence et attendons avec intérêt un transfert pacifique du gouvernement à l'administration nouvellement élue dans la grande tradition démocratique américaine", a écrit Scott Morrison sur Twitter.

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a appelé "toutes les parties aux États-Unis à la mesure et à la prudence". "Nous pensons que les États-Unis sortiront de cette crise politique interne d'une manière mature", a-t-il ajouté. 

Avec AFP

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