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présidentielle américaine

Investiture de Joe Biden sous état d’urgence, le FBI redoute des violences

 Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure par intérim a annoncé sa démission, le 11 janvier, une décision qui survient alors que le département de la Sécurité intérieure (DHS) supervise la sécurité de la cérémonie d'investiture présidentielle le 20 janvier.
Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure par intérim a annoncé sa démission, le 11 janvier, une décision qui survient alors que le département de la Sécurité intérieure (DHS) supervise la sécurité de la cérémonie d'investiture présidentielle le 20 janvier. © Eric Baradat AFP/Archives
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Vidéo par : Matthieu MABIN
5 mn

Dans un contexte de grande tension liées aux violences du Capitole et à la démission du ministre par intérim de la Sécurité intérieure des États-Unis, Chad Wolf, la cérémonie d'investiture de Joe Biden, le 20 janvier à Washington, s'annonce dans un climat très tendu.  

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Une investiture à venir sous haute tension. Alors que le président américain sortant, Donald Trump, a approuvé la déclaration de l'état d'urgence jusqu'au 24 janvier à Washington, le ministre par intérim de la Sécurité intérieure des États-Unis, Chad Wolf, a annoncé, lundi 11 janvier, sa démission, ajoutant aux inquiétudes concernant la sécurité de la cérémonie d'investiture de Joe Biden, le 20 janvier à Washington. 

Chad Wolf quitte son poste cinq jours après l'intrusion violente de partisans de Donald Trump au Capitole, qu'il a qualifiée de "tragique" et "écœurante", alors qu'autour de lui responsables locaux et forces de l'ordre s'affairent à prévenir de nouvelles violences. 

Selon des médias américains, un document interne de la police fédérale américaine (FBI) prévient que des supporteurs armés du président républicain pourraient participer à des manifestations dans les 50 États américains entre ce week-end et le 20 janvier. 

Garde nationale et armée 

Critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale lors des violences du 6 janvier à Washington, le Pentagone a autorisé le déploiement de jusqu'à 15 000 soldats dans la capitale américaine pour la cérémonie de prestation de serment.  

Quelque 6 200 militaires de la Garde nationale y sont déjà présents et ils seront 10 000 dès ce week-end. Environ 5 000 soldats supplémentaires pourront les rejoindre le 20 janvier. 

La maire de Washington, Muriel Bowser, a quant à elle annoncé avoir requis auprès du ministère de la Sécurité intérieure l'extension de la période de sécurité spéciale liée à l'investiture. 

Elle a aussi dit avoir demandé que l'état d'urgence soit déclaré en amont dans la capitale fédérale afin d'obtenir des fonds supplémentaires pour la sécurité, ce que Donald Trump a entériné lundi soir. 

Joe Biden plaide pour un message d'unité  

Face au risque de violences, mais aussi celui que représente la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 375 000 morts aux tats-Unis, Muriel Bowser a également exhorté les Américains à ne pas se rendre à Washington pour la cérémonie de prestation de serment - dont l'accès est de toute façon limité cette année - et à y "participer de façon virtuelle" en la suivant en ligne ou à la télévision. 

Lors de son investiture, Joe Biden cherchera à promouvoir un message d'unité et s'emploiera à donner l'exemple en se rendant immédiatement après la cérémonie au cimetière national d'Arlington avec trois de ses prédécesseurs : Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush. 

Il y déposera alors une gerbe sur la tombe du soldat inconnu et s'adressera à une Amérique meurtrie et divisée pour lancer un appel à l'unité.  

Le futur président démocrate a la lourde responsabilité de panser les plaies de l'Amérique, victime de crises économique et sanitaire, divisée par une élection et de fortes tensions raciales.  

Le président sortant Donald Trump a fait savoir qu'il ne participerait pas à la cérémonie. Son absence le 20 janvier "est une bonne chose", a estimé M. Biden.  

L'ex-président démocrate Jimmy Carter sera aussi absent en raison de son grand âge, 96 ans. 

Avec AFP et Reuters

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