Washington et les principales villes américaines en état d'alerte avant des manifestations pro-Trump

Une pancarte informant les piétons alors que des membres de la Garde nationale sécurisent la zone près du Capitole pour une éventuelle manifestation avant l'inauguration du président élu américain Joe Biden, à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2021.
Une pancarte informant les piétons alors que des membres de la Garde nationale sécurisent la zone près du Capitole pour une éventuelle manifestation avant l'inauguration du président élu américain Joe Biden, à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2021. © Eduardo Munoz, Reuters
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Washington et les capitales fédérales se barricadent dans l'attente d'éventuelles manifestations pro-Trump susceptibles de dégénérer avant l’investiture de Joe Biden, mercredi. Des barrières autour des bâtiments publics et des renforts militaires sont déployés pour tenter d'éviter des violences similaires à celles du Capitole le 6 janvier.

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Barricades, clôtures et garde nationale, la tension est maximale aux États-Unis. Les rues de Washington sont bouclées depuis samedi 16 janvier et les capitales des 50 États se préparent à des manifestations pro-Trump ce week-end en érigeant des barrières autour des bâtiments publics et en déployant des renforts militaires pour tenter d'éviter des violences similaires à celles du Capitole le 6 janvier. 

Le FBI a prévenu tous les services de police de se préparer à la présence de manifestants potentiellement armés convaincus par les accusations de fraude massive répétées sans preuves par Donald Trump depuis la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle du 4 novembre. 

La crainte de nouvelles violences  

Plusieurs États, dont le Michigan, la Virginie, le Wisconsin et la Pennsylvanie ont fait appel à la garde nationale pour renforcer la sécurité. Le Texas a annoncé que son Capitole resterait fermé mercredi, jour de la prestation serment de Joe Biden en tant que 46e président des États-Unis. 

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Des représentants démocrates ont annoncé samedi avoir demandé un examen du déroulé des évènements du 6 janvier. Ils ont aussi contacté le FBI et les agences de sécurité afin de savoir si les menaces étaient connues et s'il y avait eu une ingérence étrangère. 

Les violences du 6 janvier au Capitole à Washington, jour de la certification de la victoire de Joe Biden, ont traumatisé une partie de l'Amérique, mais aussi galvanisé certains partisans de Donald Trump, faisant craindre de nouvelles violences. 

L'idée selon laquelle le 6 janvier a été un succès pourrait inciter certains extrémistes américains, motivés par des sentiments anti-gouvernementaux, racistes et militants, à participer à des violences, selon un document des renseignements américains publié mercredi. 

Des "discours fallacieux" concernant une fraude électorale supposée pourraient servir de catalyseur pour des groupes extrémistes, est-il ajouté dans ce document. 

La garde nationale déployée 

Des milliers de gardes nationaux ont été déployés à Washington. Des ponts menant à la ville ont été fermés et l'accès à plusieurs lieux touristique a été interdit. 

Vendredi, un homme originaire de Virginie, Wesley Allen Beeler, armé d'un pistolet chargé et de 500 balles a été arrêté à Washington en possession d'une fausse accréditation pour la cérémonie d'inauguration. 

Un représentant démocrate de Virginie, Don Beyer, a appelé les habitants de son État à éviter le centre-ville en raison du risque de violences. "Tout ceux qui peuvent éviter le secteur du Capitole cette semaine doivent le faire", a-t-il écrit sur Twitter. 

Le directeur de la sûreté publique du Texas, Steve McCraw, a évoqué le risque de voir des "extrémistes violents" mettre à profit les manifestations prévues ce week-end dans la capitale, Austin, pour "commettre des actes criminels". 

Les autorités redoutent notamment l'appel à manifester dimanche dans les 50 États fédérés américains lancé par le mouvement antigouvernemental "boogaloo"

Avec AFP

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