États-Unis : Donald Trump appelle les républicains à tourner le dos à leur chef au Sénat

Mitch McConnell et Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 juillet 2020.
Mitch McConnell et Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 juillet 2020. © Leah Millis, Reuters

La guerre est déclarée au Parti républicain. L'ex-président américain n'a toujours pas digéré les mots de Mitch McConnell, qui l'a accusé d'être "responsable" de l'assaut du Capitole. Donald Trump appelle donc les républicains à se détourner de leur chef de file au Sénat.

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Donald Trump a éreinté, mardi 16 février, le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell, en appelant son parti à tourner le dos à ce vétéran du Congrès, qui a publiquement accusé l'ex-président américain d'être "responsable" de l'assaut meurtrier du Capitole. 

Jusqu'ici très discret depuis son départ de la Maison Blanche, le 45e président des États-Unis déclare ainsi la guerre ouverte avec ce fin stratège qui fut longtemps son allié, un divorce emblématique des divisions qui déchirent désormais les républicains.

"Mitch est un politicien renfrogné, maussade, qui ne sourit jamais et si les sénateurs républicains restent avec lui, ils ne gagneront plus", a écrit l'ex-président dans un communiqué cinglant. "Le Parti républicain ne pourra plus jamais être respecté ou fort avec des 'dirigeants' politiques comme Mitch McConnell aux commandes", insiste-t-il.

"Maintenant, ses chiffres" dans les sondages "sont encore plus bas que jamais auparavant, il détruit le côté républicain du Sénat et du même coup, fait terriblement de mal à notre pays", affirme Donald Trump.

>> À lire : Le Sénat américain acquitte Donald Trump, accusé d'incitation à l'insurrection

"Dans les faits et moralement responsable"

Mitch McConnell, 78 ans, a voté samedi pour l’acquittement du milliardaire républicain dans son procès au Sénat, estimant que la chambre haute n'était pas compétente pour le juger. Mais dans la foulée, il l'a déclaré "dans les faits et moralement responsable" de l'assaut du Capitole qui a fait cinq morts. 

Les émeutiers ont agi ainsi "car l'homme le plus puissant de la planète les avait nourris de mensonges", en refusant sa défaite lors de la présidentielle du 3 novembre, avait-il asséné. Il avait, dans le même discours sombre, pris soin de souligner que Donald Trump, désormais un "simple citoyen", pouvait encore être poursuivi en justice. "Il est encore responsable de tout ce qu'il a fait pendant qu'il était en fonctions. Il n'a encore échappé à rien du tout", avait-il dit. 

Les sénateurs ont été une majorité – 57 sur 100 – à se prononcer pour la condamnation du milliardaire. Dont, fait notable, sept républicains. Mais il aurait fallu les deux tiers de la chambre haute (67 voix) pour parvenir à un verdict de culpabilité, qui aurait pu être suivi d'une peine d'inéligibilité de Donald Trump.

Avec AFP

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