États-Unis : arrestation de l'épouse du baron de la drogue mexicain "El Chapo"

Emma Coronel Aispuro lors du procès d'El Chapo, le 5 février 2019 à New York.
Emma Coronel Aispuro lors du procès d'El Chapo, le 5 février 2019 à New York. © Jeenah Moon, Reuters
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Emma Coronel Aispuro doit comparaître mardi devant un juge fédéral après son arrestation lundi près de Washington. La femme du célèbre baron de la drogue mexicain "El Chapo" est soupçonnée d'être impliquée dans un réseau de stupéfiants.

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La femme du célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman a été arrêtée lundi 22 février à l'aéroport international de Washington, suspectée d'être impliquée dans un réseau de stupéfiants, ont annoncé les autorités américaines.

Emma Coronel Aispuro, 31 ans, ayant la double nationalité américaine et mexicaine, doit comparaître mardi devant un juge fédéral. Son mari, cofondateur du cartel de Sinaloa et considéré à l'époque comme le narcotrafiquant le plus puissant au monde, a été condamné en juillet 2019 à la prison à perpétuité aux États-Unis et purge sa sentence dans une prison de haute sécurité du Colorado.

La trentenaire, une ancienne reine de beauté de 32 ans la cadette de "El Chapo", est accusée d'être membre d'un réseau de trafic de stupéfiants inondant les États-Unis de substances illégales allant de la cocaïne à la marijuana, en passant par l'héroïne et la méthamphétamine.

Parents de jumelles

Selon le document détaillant les poursuites qui la visent, elle se voit aussi reprocher d'avoir participé à l'opération sophistiquée d'évasion de son mari en juillet 2015 d'une prison au Mexique. "El Chapo" s'était fait la "belle" par un tunnel d'un kilomètre et demi débouchant sous la douche de sa cellule et équipé de rails, infligeant un cinglant camouflet aux autorités mexicaines.

Emma Coronel Aispuro et Joaquin Guzman ont eu des jumelles, nées aux États-Unis.

La police fédérale américaine – le FBI – est chargée de l'enquête concernant la jeune femme, qui avait assisté quasiment à l'intégralité du procès de son époux en 2019. La justice ne lui avait ensuite autorisé que très peu de contacts avec son mari, lui interdisant notamment de lui rendre visite en détention ou de lui parler au téléphone.

Avec AFP

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