"L’aide est là et l’espoir arrive", affirme Joe Biden lors de sa première conférence de presse

Le président des États-Unis, Joe Biden, le 25 mars 2021, lors de sa première conférence de presse depuis son entrée à la Maison Blanche.
Le président des États-Unis, Joe Biden, le 25 mars 2021, lors de sa première conférence de presse depuis son entrée à la Maison Blanche. Jim WATSON AFP

Deux mois après son investiture, le président des États-Unis, Joe Biden, a donné jeudi sa première conférence de presse, mettant l'accent sur les vaccins et le redressement économique de son pays.

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"L'aide est là et l'espoir arrive." Le président américain Joe Biden a insisté, jeudi 25 mars, en ouverture de sa première conférence de presse depuis son arrivée à la Maison Blanche, sur ce qui constitue selon lui ses deux priorités : la lutte contre le Covid-19 et le redressement de l'économie américaine.

Le président des États-Unis s'est réjoui d'avoir atteint son objectif de 100 millions d'injections de vaccin contre le Covid-19 en seulement 58 jours, soit bien plus tôt que les 100 jours fixés originellement. Il a ensuite annoncé un nouvel objectif : "Nous aurons procédé à 200 millions d'injections d'ici mon centième jour en fonction."

"Je sais que c'est ambitieux. Deux fois notre objectif initial. Mais aucun autre pays au monde ne s'est approché, loin s'en faut, de ce que nous faisons. Je crois que nous pouvons le faire", a-t-il ajouté.

Jeudi matin, la Maison Blanche a annoncé la mise en place d'un plan de 10 milliards de dollars pour corriger les inégalités d'accès au vaccin, dont souffrent notamment les minorités ethniques.

L'objectif est d'atteindre "les populations les plus durement touchées et les plus vulnérables, les populations les plus à risque en raison du virus", a déclaré le président américain.

  • De nouveau candidat en 2024

Après avoir jusqu'ici évité de donner une réponse aussi directe, Joe Biden a annoncé qu'il envisageait de se représenter à la présidentielle américaine de 2024, ajoutant que sa vice-présidente Kamala Harris serait de nouveau sa colistière dans ce cas.

"La réponse est oui, je prévois de me présenter à ma réélection. C'est ce à quoi je m'attends", a déclaré le président américain âgé de 78 ans, avant de nuancer sa réponse en affirmant respecter "le destin". "Je ne sais pas d'où vous venez (...) mais j'ai un grand respect pour le destin. Je n'ai jamais pu planifier avec certitude trois ans et demi en avance."

  • L'afflux de migrants "arrive tous les ans"

Concernant l'immigration illégale, Joe Biden a relativisé l'afflux de migrants à la frontière sud des États-Unis, estimant que cela "arrivait tous les ans" et n'était en aucun cas lié à sa politique.

"Chaque année, il y a une augmentation importante des arrivées à la frontière l'hiver", parce que les migrants "ont moins de chances de mourir de chaleur dans le désert", a estimé le président démocrate.

Les républicains l'accusent d'avoir encouragé des milliers de migrants, dont de nombreux mineurs non accompagnés, à entrer aux États-Unis, en assouplissant la politique migratoire de son prédécesseur Donald Trump.

Joe Biden a rétorqué que la hausse des flux avait commencé avant son entrée à la Maison Blanche. "Je ne vais pas m'excuser d'avoir aboli des politiques qui violaient le droit international et la dignité humaine", a-t-il ajouté.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, le démocrate a suspendu les expulsions de sans-papiers pendant 100 jours, introduit un projet de loi pour leur offrir un chemin vers la citoyenneté et commencé à admettre une partie des demandeurs d'asile qui patientent depuis des mois dans des camps au Mexique.

  • Pas de "confrontation" avec la Chine

Joe Biden a réaffirmé jeudi qu'il ne cherchait pas la "confrontation" avec la Chine. "Je l'ai dit plusieurs fois [au président chinois Xi Jinping] en personne, nous ne cherchons pas la confrontation mais nous savons qu'il y aura une rude compétition", a-t-il dit.

"Il y aura une compétition féroce mais nous insisterons sur le fait que la Chine respecte le droit international – une concurrence équitable, des pratiques équitables, un commerce équitable."

  • Difficile de quitter l'Afghanistan au 1er mai

Au sujet de la présence de l'armée américaine en Afghanistan, Joe Biden a indiqué que les États-Unis n'avaient pas l'intention de rester "longtemps" en Afghanistan mais qu'il serait difficile de tenir l'échéance d'un retrait des troupes américaines au 1er mai.

"Ce n'est pas mon intention de rester là-bas longtemps", a-t-il assuré, tout en insistant sur le fait qu'"il serait dur de tenir l'échéance du 1er mai pour des raisons stratégiques".

"Si nous partons, nous allons le faire d'une façon sécurisée et ordonnée. Nous sommes en discussion avec nos alliés et partenaires sur la façon de procéder", a ajouté le président démocrate.

Joe Biden a précisé qu'il n'envisageait pas que l'armée américaine soit encore en Afghanistan en 2022.

  • Une "réponse" en cas d'escalade de la Corée du Nord

Sur la Corée du Nord, le président américain a promis une "réponse" en cas d'escalade de Pyongyang, qui a lancé jeudi deux missiles balistiques dans la mer du Japon.

"Premièrement, nous consultons nos partenaires et alliés. Et il y aura des réponses s'ils choisissent l'escalade. Nous répondrons en conséquence", a déclaré le président démocrate, se disant également "préparé à une certaine forme de diplomatie, mais soumise à la condition de la dénucléarisation".

Depuis sa prestation de serment, le 20janvier dernier, Joe Biden ne s'était jamais plié à l'exercice périlleux de la conférence de presse, contrairement à Donald Trump et Barack Obama au même stade de leur mandat. Sa réticence à répondre aux questions des journalistes dans le cadre d'une conférence de presse, qui permet des relances, faisait jusqu'ici l'objet de critiques croissantes.

Avec AFP

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