Covid-19 : nouveau record au Brésil avec plus de 4 000 morts en un jour

À Rio de Janeiro, une affiche accuse le président brésilien Jair Bolsonaro de "génocide" pour sa gestion de la pandémie de Covid-19.
À Rio de Janeiro, une affiche accuse le président brésilien Jair Bolsonaro de "génocide" pour sa gestion de la pandémie de Covid-19. © Ricardo Moraes, Reuters

Le Brésil continue de s'enfoncer dans la crise sanitaire avec le seuil de 4 000 morts quotidiens du coronavirus franchi mardi. Alors que les hôpitaux sont saturés et que la campagne de vaccination avance lentement, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro continue de remettre en cause les restrictions imposées par les maires et les gouverneurs des États.

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Le Brésil a franchi pour la première fois, mardi 6 avril, le seuil des 4 000 morts du Covid-19 en une seule journée, avec 4 195 décès enregistrés en 24 heures, un nouveau record, selon le dernier bilan officiel du ministère de la Santé.

Ce pays de 212 millions d'habitants est le deuxième le plus endeuillé au monde en chiffres absolus, après les États-Unis, avec un total de 336 947 décès. Le Brésil est aussi au deuxième rang mondial en ce qui concerne les contaminations, avec 13 100 580 cas confirmés, dont 86 979 lors des dernières 24 heures.

>> À voir, notre Focus : "Covid-19 : le Brésil au bord du gouffre"

La pandémie semble totalement hors de contrôle dans le plus grand pays d'Amérique Latine, où de funestes records sont battus jour après jour depuis plusieurs semaines. En seulement six jours, plus de 15 000 décès ont été recensés en ce mois d'avril au Brésil, avec 2 757 morts par jour en moyenne. Les spécialistes craignent une hécatombe encore pire que celle de mars, quand 66 000 vies avaient été fauchées par le virus, près du double de juillet, le pire mois de l'an dernier.

Hôpitaux saturés

Les hôpitaux sont saturés dans la plupart des régions. À Sao Paulo, la ville la plus peuplée et la capitale économique du pays, des bus habituellement réservés au transport scolaire ont commencé à être utilisés pour transporter des cadavres. Les cimetières y sont tellement débordés que des enterrements ont lieu de nuit pour faire face à l'afflux continu de nouveaux corps à inhumer.

En dépit de cette situation sanitaire catastrophique, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro, très critiqué pour sa gestion chaotique de la pandémie, continue de remettre en cause les restrictions imposées par les maires et les gouverneurs des États. En l'absence d'une vraie coordination au niveau national, chaque ville et chaque État finit par prendre des mesures souvent insuffisantes et parfois contradictoires.

Parallèlement, la vaccination, qui a débuté tardivement, à la mi-janvier, se poursuit à un rythme jugé trop lent par les spécialistes. À ce jour, près de 20 millions de personnes ont reçu la première dose, soit 9,8 % de la population, et 5,8 millions la seconde (2,7 %).

Avec AFP

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