La croissance américaine pourrait atteindre 7 % en 2021, plus forte progression en 40 ans

Une pancarte indique Wall Street devant la bourse de New York (NYSE), le 17 février 2021.
Une pancarte indique Wall Street devant la bourse de New York (NYSE), le 17 février 2021. AFP - ANGELA WEISS

Le président de la réserve fédérale de New York a indiqué lundi que le produit intérieur brut des États-Unis pourrait croître de 7 % en 2021. Il s'agirait du rythme de croissance le plus rapide dans le pays depuis le début des années 1980.

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Les États-Unis vont-ils connaître une croissance de 7 % en 2021 ? Le président de la réserve fédérale (Fed) de New York, John Williams, a estimé lundi 3 mai que cela était possible. Une telle croissance constituerait le rythme de progression le plus rapide depuis le début des années 1980.

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Par ailleurs, alors que certaines craintes persistent quant à une trop forte hausse des prix, et que l'inflation sur un an a d'ores et déjà dépassé l'objectif de 2 % de la Banque centrale américaine, il a jugé "important de ne pas réagir de manière excessive à (la) volatilité des prix résultant des circonstances uniques de la pandémie".

Ajustée de l'inflation, la croissance du PIB devrait, selon lui, tourner autour de 7 %.

Le produit intérieur brut a enregistré au premier trimestre une hausse de 6,4 % en rythme annualisé, mesure qui permet de projeter la croissance annuelle si le rythme se maintient. Or, celui-ci devrait s'accélérer au deuxième trimestre.

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Par ailleurs, alors que certaines craintes persistent quant à une trop forte hausse des prix, le président de l'antenne new-yorkaise de la Banque centrale a également jugé "important de ne pas surréagir à (la) volatilité des prix résultant des circonstances uniques de la pandémie".

"Environ 8,5 millions d'emplois de moins aujourd'hui"

L'inflation sur un an a atteint 2,3 % en mars, selon l'indice PCE, dépassant l'objectif de 2 % de la Banque centrale américaine. Mais pour John Williams, il vaut mieux "rester concentrés sur la tendance" de la courbe des prix.

Or, celle-ci ne devrait pas continuer trop longtemps à grimper ainsi : "Je m'attends à ce qu'une fois que les inversions de prix (qui repartent à la hausse après la baisse du début de la pandémie, NDLR) et les déséquilibres à court terme dus à la réouverture de l'économie se seront produits, l'inflation reviendra à environ 2 % l'année prochaine", a-t-il souligné.

Pour autant, il a rappelé que l'économie a encore "un long chemin à faire avant d'atteindre une reprise économique complète et solide".

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"N'oublions pas qu'il y a environ 8,5 millions d'emplois de moins aujourd'hui qu'avant la pandémie", a-t-il relevé.

Les chiffres de l'emploi en avril seront publiés vendredi, et un million de créations d'emplois sont attendues.

Avec AFP

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