En visite à Bruxelles, Antony Blinken veut "revitaliser" l'alliance avec l'Otan

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken en conférence de presse pendant la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN au siège de l'Alliance à Bruxelles, le 23 mars 2021.
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken en conférence de presse pendant la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN au siège de l'Alliance à Bruxelles, le 23 mars 2021. © Yves Herman, AFP

La visite du chef de la diplomatie américaine, qui débute ce mardi à Bruxelles pour deux jours était très attendue, après quatre années de tensions avec la présidence de Donald Trump. Antony Blinken a dit vouloir revitaliser l'alliance. La position américaine est attendue sur plusieurs sujets de frictions, dont le partage des dépenses et le retrait des troupes en Afghanistan. 

Publicité

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est engagé, mardi 23 mars, à reconstruire et à revitaliser l'alliance militaire transatlantique de l'Otan.

S'exprimant lors de sa première visite au siège de l'alliance, à Bruxelles, il a déclaré que l'Otan se trouvait à un moment charnière pour faire face aux menaces qui pèsent sur le monde entier, notamment le changement climatique.

"Je suis venu ici pour exprimer l'engagement inébranlable des États-Unis [envers l'Otan]", a dit Antony Blinken aux journalistes alors qu'il rencontrait le secrétaire général de l'Otan, le norvégien Jens Stoltenberg. "Les États-Unis veulent reconstruire leurs partenariats, et avant tout avec nos alliés de l'Otan, nous voulons revitaliser l'alliance", a-t-il ajouté.

Les alliés européens ont salué le changement de ton du nouveau président américain, Joe Biden, après quatre années de frictions avec Washington sous la présidence de Donald Trump, qui avait qualifié l'alliance d'obsolète.

Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan, a défini les domaines dans lesquels l'Alliance pourrait se moderniser à moyen terme - des mesures climatiques à un financement plus durable des opérations militaires - et qui nécessitent le soutien des États-Unis.

Les États-Unis attendus sur l'Afghanistan

Interrogé sur un éventuel retrait d'Afghanistan, Antony Blinken a déclaré qu'un examen des options était toujours en cours et qu'il écouterait et consulterait les alliés. Les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN discuteront de l'Afghanistan au cours des deux prochains jours à Bruxelles.

"Nous n'avons pas encore arrêté notre position en Afghanistan. Je viens partager certaines de nos réflexions et consulter les alliés", a-t-il déclaré lors de son premier point de presse à son arrivée au siège de l'Alliance à Bruxelles. "Nous y sommes entrés ensemble, nous nous sommes adaptés ensemble et, lorsque le moment sera venu, nous partirons ensemble", a ajouté le chef de la diplomatie américaine. 

"Est-ce que nous restons après le 1er mai ou est-ce nous partons ? Nous ne savons pas ce que nous allons faire et c'est un problème", a déploré un ministre européen auprès de l'AFP sous couvert de l'anonymat. En effet, l'accord conclu avec les Taliban par l'administration de l'ex-président américain Donald Trump prévoit le départ de toutes les troupes étrangères le 1er mai. 

Une décision était attendue pour la réunion des ministres de la Défense de l'Alliance le 17 février, mais elle a été différée dans l'attente d'un résultat des négociations sur un accord de paix en Afghanistan. L'Otan est en Afghanistan depuis presque 20 ans mais a réduit sa présence, passée de 130 000 militaires de 36 pays engagés dans des opérations de combat à 9 600 aujourd'hui dont 2 500 Américains et 1 600 Allemands, chargés de la formation des forces afghanes. 

Avec AFP et Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine