Russie : Poutine signe la loi l'autorisant à briguer deux nouveaux mandats

Vladimir Poutine lors d'une visioconférence au Kremlin à Moscou, le 18 mars 2021.
Vladimir Poutine lors d'une visioconférence au Kremlin à Moscou, le 18 mars 2021. © Alexey Druzhinin, AFP

Vladimir Poutine a signé lundi la loi lui permettant de se présenter aux deux prochaines élections présidentielles. Le président russe aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel, mais une réforme constitutionnelle approuvée par référendum l'année dernière a ouvert la voie à son maintien au pouvoir.

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C'est officiel, Vladimir Poutine pourra se présenter aux deux prochaines élections présidentielles en Russie. Le président, âgé de 68 ans, a signé, lundi 5 avril, la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu'en 2036.

Cette loi, publiée sur le portail officiel russe, avait été définitivement adoptée par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l'été 2020.

Vladimir Poutine, aux commandes du pays depuis 2000, aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024, la législation russe n'autorisant pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs.

Mais selon le texte qu'il a promulgué lundi, "cette restriction ne s'applique pas à ceux qui occupaient le poste de chef de l'État avant l'entrée en vigueur des amendements à la Constitution" approuvés par référendum en 2020.

Ce n'est pas la première fois que Vladimir Poutine atteint la limite de deux mandats. En 2008, il avait pris le poste de Premier ministre et laissé le Kremlin à son dernier chef de gouvernement Dmitri Medvedev. Après cet intermède de quatre ans, il avait été réélu président en 2012.

"Énorme mensonge"

La révision constitutionnelle votée à l'été 2020 introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président - foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique -, ainsi qu'une immunité à vie garantie aux présidents russes.

L'opposant Alexeï Navalny, désormais incarcéré, avait qualifié ce référendum d'"énorme mensonge" et l'ONG Golos, spécialisée dans l'observation des élections, a dénoncé une atteinte "sans précédent" à la souveraineté du peuple russe.

Étalé sur une semaine en raison de la pandémie de coronavirus, le vote dont l'issue ne faisait aucun doute s'était conclu sur une victoire du "oui" à 77,92 % et une participation de 65 %, selon les chiffres officiels.

Avec AFP

   

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