Regain de tensions en mer de Chine méridionale après des manœuvres chinoises contestées

Des navires chinois dans le récif de Whitsun, en mer de Chine méridionale, apparaissent sur une image satellite prise le 23 mars 2021.
Des navires chinois dans le récif de Whitsun, en mer de Chine méridionale, apparaissent sur une image satellite prise le 23 mars 2021. © Handout, AFP

Les Philippines et Taïwan, alliés des États-Unis, ont obtenu le soutien assumé de Washington, qui a mis la Chine en garde mercredi contre des manœuvres maritimes ou aériennes jugées de plus en plus agressives. Une diplomatie qui illustre la fermeté de Joe Biden face aux ambitions chinoises. 

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Le bras de fer se poursuit en mer de Chine méridionale. Les États-Unis ont mis en garde la Chine, mercredi 7 avril, contre des manœuvres jugées de plus en plus agressives par les Philippines et Taïwan, en rappelant à Pékin les obligations liant Washington à ses partenaires asiatiques.

"Une attaque armée contre les forces militaires, les navires ou les avions des Philippines dans le Pacifique, y compris en mer de Chine méridionale, déclenchera nos obligations aux termes du traité américano-philippin de défense mutuelle", a affirmé à la presse le porte-parole du département d'État, Ned Price.

"Nous partageons les préoccupations de nos alliés philippins en ce qui concerne les informations sur un rassemblement continu de forces maritimes de la RPC (République populaire de Chine) près du récif de Whitsun", a déclaré Ned Price.

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Environ 220 bateaux chinois avaient été détectés par les gardes-côtes philippins le 7 mars près de ce récif disputé, situé à environ 320 kilomètres à l'ouest de l'île philippine de Palawan, mais la plupart se sont depuis éparpillés dans l'archipel des Spratleys.

La Chine, qui revendique la quasi-totalité de cette mer de Chine méridionale riche en ressources naturelles, refuse depuis des semaines de retirer ses navires, dont Manille affirme qu'ils ont illégalement pénétré dans sa zone économique exclusive.

Une politique de soutien aux alliés américains 

Des tensions ont également émergé avec Taïwan, dont Pékin affirme qu'elle appartient à la Chine. L'île a rapporté que 15 avions chinois supplémentaires avaient traversé sa zone aérienne de défense.

Ned Price a exprimé l'"inquiétude" de la diplomatie américaine quant à ces manœuvres : "Les États-Unis maintiennent leur capacité à résister à n'importe quelle force ou autre forme de coercition qui mettrait en danger la sécurité ou le système social ou économique du peuple de Taïwan."

Le porte-parole du département d'État se référait en ces termes à une loi américaine définissant les relations avec Taïwan, le "Taiwan Relations Act", qui oblige Washington à fournir à l'île les moyens de se défendre contre Pékin.

Le président américain, Joe Biden, a promis de défendre fermement les alliés des États-Unis et, rare point commun avec son prédécesseur Donald Trump, s'est montré favorable au fait de rejeter vigoureusement les velléités chinoises.

Avec AFP

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